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Vendredi 11 mai des témoins ont alerté la fédération de pêche après avoir
constaté que la rivière charriait des eaux noires, mousseuses et à forte
odeur de lisier sur la commune de St Denis les Bourg. Les gardes ont
remonté le cours de la rivière jusqu'à St Paul de Varax sans trouver le point
de départ de cette pollution qui semble due à un déversement volontaire
de lisier . Ce n'est pas la première fois que ce type de pollution se produit :
il y a quelques années un agriculteur avait ainsi pollué le Suran. Moi-même
, il y a 6 ans , un jour de pluie et de crue du Rhône,j'avais surpris, près de
Brégnier Cordon, un autre agriculteur en train de déverser du purin
directement dans le fleuve.
En ce qui concerne la Veyle, grâce sans doute aux températures basses
pendant la nuit et aux eaux relativement abondantes dues aux pluies des
jours derniers il n'a pas été constaté de mortalité de poissons. Sachant que
l'eau de cette petite rivière est déjà de qualité médiocre,cette pollution n'a
pas du arranger la situation .
On ne peut que se scandaliser du manque de civisme de certains qui" se
foutent" royalement de la sauvegarde de notre environnement .
Tous les agriculteurs ne sont pas des pollueurs mais un sérieux ménage
devrait être fait.
Il est à noter que la fédération de pêche et l'APPMA concernées n'ont pas
jugé utiles de porter plainte devant les difficultés à retrouver le coupable ...




En fin d'hiver nous étions allés voir comment se portait le ruisseau et nous avions constaté que le fond du lit était dans un état passable, meilleur que certaines années .
Fin mars nous avons voulu voir si la reproduction des lamproies de Planer, espèce patrimoniale de ce ruisseau , était en bonne voie. Nous avons décidé de prospecter à partir de l'endroit où la rocade franchira le petit cours d'eau.
Petit coup d'oeil préliminaire sur la sortie du ruisseau de St Just- l'Alagnier . Beaucoup de sédiments se sont déposés dans le trou à la sortie de la partie souterraine . Une petit crue récente a nettoyé le fond de ce ruisseau mais les algues brunes sur les bords indiquent que la pollution n'est pas loin. Quelques sondages effectués par Régis Krieg-Jacquier montrent que la faune est très pauvre : même les gammares, petites crevettes d'eau douce assez résistantes à la pollution y sont rares.
Nous continuons nos prospections vers l'aval, d'abord le long de la partie où le cours a été reconstitué : très vite l'abondance d'algues vertes indique que nitrates et phosphates sont toujours très actifs...
Plus bas encore le lit est entièrement colmaté par les sédiments fins et les algues brunes tapissent tout. Nous sommes inquiets car comment les lamproies vont-elles pouvoir se reproduire sur un fond aussi sale . Elles ont besoin d'un gravier propre ; et en effet nous ne trouverons aucun nid , c'est à dire d'emplacement creusé pour abriter les pontes. Nous ne verrons qu'une seule petite lamproie en train de remonter à la recherche d'un endroit favorable qu'elle ne trouvera pas . Même les rares zones à courant plus soutenu sont encrassées.
Nous trouverons un beau poisson mort,( de quoi ?)
A la même époque, l'année dernière , nous avions observé une dizaine de nids de lamproies . Pas besoin d'être voyant pour prédire que la reproduction 2012 sera nulle . Quant aux poissons qui ont tenté de frayer en début d'hiver il est à prévoir que les pontes auront péri asphyxiées dans le gravier colmaté par les "fines".
Visite bien décevante donc . La pollution de la partie que nous avons visitée provient du ruisseau de l'Alagnier: les études faites par le conseil général l'ont chiffrée . N'est-il pas possible à la ville de Bourg de faire une exploration du réseau souterrain de l'Alagnier pour savoir précisément la cause de cette arrivée de polluants ?
Légende des photos :
-En aval immédiat des rejets de l'Alagnier
-Plus en aval encore ...Ce n'est pas réjouissant...


Comme chaque année BNE organisait une sortie pédestre à la découverte
de la nature.
Nous étions 12 pour cette petite randonnée autour du ruisseau de la Balme
sur la commune de Corveissiat.
Un temps printanier, presque estival, un site magnifique , que demander
de plus ?
La sortie était animée par Régis Krieg Jacquier, fin naturaliste , qui s'était
déjà fait remarquer l'année dernière lors de l'encadrement de la balade
autour des lacs de Montrevel . J'avais choisi cet itinéraire et je croyais avoir
pourvu au ravitaillement en gâteaux et boissons mais plusieurs personnes
avaient aussi apporté des gâteaux maison ce qui fait que nous n'avons pas
pu tout manger...
Des renseignements furent fournis sur la géologie des lieux, sur
l'utilisation passée du ruisseau pour produire de l'électricité , sur les
problèmes de pollution , sur les oiseaux aperçus rapidement : milans noirs,
buses variables, pinsons des arbres, mésanges, bergeronnettes des
ruisseaux...
Nous avons admiré les nombreuses cascades , les gouffres aux eaux vertes
mais nous n'avons pas vu de truites...
La randonnée s'est terminée près des voitures où nous avons dégusté les
gâteaux et bu jus de pommes et de raisins.
Merci encore à Régis pour tous ses commentaires et aux personnes qui ont
apporté des gâteaux.


Au printemps 2011, lors d'une réunion sur le terrain regroupant des
représentants d'associations, du CREN, du syndicat de la Reyssouze, du
service espaces verts de Bourg , du service environnement du conseil
général il avait été remarqué que les aulnes élagués en 2010 pour
redonner de la lumière aux mares avaient repoussé de près de deux mètres
et qu'il allait être nécessaire de procéder à une nouvelle taille .
En ce début d'année 2012 BNE reprenait contact avec la mairie de Bourg
pour leur demander si ces travaux pouvaient être entrepris avant l'arrivée
du printemps.
Peu après un rendez vous était pris, sur le terrain avec un responsable des
espaces verts afin de voir ce qui devait être fait.
Fin février une équipe intervenait : élagage, transport des branches hors
site et broyage .
Maintenant le milieu a retrouvé son calme et sa lumière. Espérons que l'eau
ne manquera pas, comme l'année dernière où la sécheresse avait empêché
toute reproduction de nombreuses espèces .
Merci à la mairie pour son intervention rapide et efficace.
Légende des photos :
-Le talus d'accès débroussaillé l'automne dernier
-4 photos : les mares cet hiver avant élagage
-Mousse organique sur le Dévorah : signe de pollution
-Photos suivantes: le site après élagage


Comme chaque printemps BNE organise une sortie
pédestre qui aura lieu, cette année, autour du
ruisseau de Corveissiat, un magnifique petit
torrent dans son écrin de falaises.
La randonnée n'est pas longue .
Départ de l'AGLCA ( champ de foire) à 13 h .
Prévoir des chaussures de marche .
BNE offrira un petit goûter mais on peut amener un
gâteau...
Des commentaires seront faits sur la flore et la
faune du lieu.
Quelques photos pour vous mettre l'eau à la
bouche...


Comme les années précédentes la FRAPNA organisait un sauvetage d’amphibiens pour leur éviter, sur le chemin de leur migration nuptiale, de se faire écraser en traversant une route à circulation dense. Cette année l’opération a été un peu reculée car les grands froids de février n’avaient pas décidé les amphibiens à commencer leur voyage traditionnel . Il faut dire aussi que ceux qui devaient installer les bâches et les seaux de capture auraient eu du mal à creuser le sol gelé.
Avec le gel persistant de février l’opération de récupération a pris du retard
Tous les matins, pendant un mois, des volontaires se relaient pour récupérer les animaux tombés dans des seaux et pour les relâcher sur la berge d’un étang proche. Comme les nuits sont encore fraîches, sinon froides, la migration commence timidement : une vingtaine de spécimens capturés ce deux mars alors qu’ils peuvent être plus de cent certains jours favorables
Il faut rappeler que , pendant que certains essaient de sauver ces amphibiens menacés ce sont de 8000 à 10000 tonnes de ces animaux qui sont importées chaque année en France pour satisfaire la gourmandise de consommateurs. Ces grenouilles proviennent à 50 % d’Indonésie, mais aussi de Chine, Thaïlande, Brésil et , ce que l’on ignore souvent, c’est qu’elles sont pillées dans le milieu naturel . En 2009 une publication scientifique parue dans Conservation Biology concluait que l’impact de cette consommation allait sans doute donner le coup de grâce à plusieurs espèces. Les pays concernés n’ont, en général, pas les ressources financières pour mener des programmes de conservation. Il faut savoir aussi que les conditions d’abattage sont désolantes ( animaux coupés en deux sans être assommés d’où des agonies lentes ). Certains consommateurs pensent que les grenouilles vendues proviennent d’élevages . En réalité celui-ci n’est pas au point et ne représente qu’une part infime de la consommation . En conclusion, si l’on se veut être un minimum favorable à la protection de l’environnement et soucieux d’enrayer la perte catastrophique de la biodiversité dans le monde on doit s’abstenir de manger des grenouilles.
Légende ds photos :
-Filets de capture
-Deux tritons palmés
-Retour à la liberté
-Un groupe de sauveteurs
-Triton alpestre, grenouilles agiles et crapauds communs dans le seau de déplacement
-Au moment du relâcher
-Une grenouille agile


Comptage hivernal d’oiseaux, Reyssouze burgienne
Publié le mardi 14 février 2012 par Pierre RONCIN
Le but de cette « opération » était de profiter de cette période de grand
froid de février où un grand linéaire de rivière était pris par les glaces pour
effectuer un comptage des oiseaux présents le long de la rivière dans la
traversée de Bourg en Bresse . Il serait intéressant de le renouveler au fil du
temps pour pouvoir connaître les variations d’effectifs .
Les canards recensés semblent tous être des colverts habitués de
l’agglomération car peu sauvages . Le grand froid n’a apparemment pas
attiré des oiseaux plus « campagnards » . Une bonne partie de leurs
effectifs se trouve dans les secteurs non pris par les glaces, sauf dans le
parc des Beaudières où ils sont peut être fixés par un nourrissage artificiel
Les canaux de dérivation cimentés, mais à courant assez rapide gênant la
formation de glace sont fréquentés dans la mesure où l’on ne s’éloigne pas
trop de la ville. Dès que l’on se trouve un peu plus à l’écart il n’y a plus de
canards . ( manque de nourriture artificielle ? manque d’abris ?
températures plus basses ? problème de sécurité car cours d’eau moins
large ? manque d’herbe sur les rives
Il ne semble pas que la mortalité soit importante ( un seul cadavre de
colvert trouvé dans le secteur du pont des chêvres, mais il se peut que les
services de la ville ramassent systématiquement tous les oiseaux trouvés
morts) Pas de colverts au plumage anormal non plus . Au total, depuis la
station d’épuration jusqu’au parc de Bouvent inclus 438 colverts ont été
notés .
Les galinules poules d'eau étaient assez nombreuses sur les pelouses de
Bouvent alors qu’ailleurs elles se comptaient à l’unité…
La présence de ces galinules poules d’eau est liée à celle d’abris sous
berge ou de végétation riveraine pour se cacher . La présence de pelouses
favorise leurs regroupements . Leur population n’est ainsi assez
importante qu’au parc de Bouvent . Ailleurs ce sont des individus solitaires
qui sont observés ici ou là.
Au total : 39 galinules dont plus des 2/3 à Bouvent
Peu de ragondins ; 4 individus seulement ont été contactés, dont un jeune
de l’année en assez mauvais état. Des pièges nasses sont en place à
Bouvent . 3 bergeronnettes des ruisseaux sont vues sur les canaux de
dérivation . 2 martins pêcheurs font une rapide apparition , l’un le long
d’un canal de dérivation, l’autre près du Troc de l’île .
Quelques passereaux sont observés : mésanges bleues et charbonnières
quand il y a des arbres ou des buissons, une densité normale de merles
noirs, quelques corneilles et pies à proximité des parcs . Des troupes de
pinsons des arbres sont vus sur la glace à Bouvent, en train de consommer
des graines d’aulnes tombées.
Notons aussi à Bouvent une vingtaine de goélands leucophées posés au
centre du lac et très farouches. Enfin terminons par un lapin de garenne
observé furtivement au pied d’une haie le long d’un des canaux de
dérivation.
En conclusion : une jolie population de colverts citadins , la présence
intéressante des martins pêcheurs qui doivent beaucoup souffrir un peu
partout de la présence de glace les empêchant de se nourrir. D’ailleurs
même là où l’eau est libre il ne doit pas être facile d’atteindre les petits
poissons qui se sont réfugiés dans les trous profonds où les températures
sont un peu moins basses .
Légende des photos:
-Quai Groboz
-Parc des Beaudières
-Colverts, parc des Beaudières
-Colverts
-Coulée verte, pauvre en oiseaux
-Bouvent, pris par les glaces
-Galinules poules d'eau ,assez nombreuses relativement sur les pelouses
de Bouvent
-Face à Carrefour, les ordures s'amoncellent : il n'y a pas de courant pour
les emmener et impossible de les retirer de la glace


Alerté par une forte odeur persistante de gaz oil à proximité d'un fossé dans la ZAC de la Chambière, sur la commune de Saint Denis les Bourg j'ai constaté que le fossé en question, actuellement plein d'eau, était recouvert d'une couche de couleur rousse et dégageant une forte odeur d'hydrocarbures . J'ai tout de suite pensé qu'un accident avait du se produire sur le site d'une entreprise proche. Je les ai contactés et ils ne semblaient au courant de rien . Je leur ai donc montré le fossé puis nous avons fait un petit tour sur le site de l'entreprise, notamment près de leur dépôt d'hydrocarbures destiné à alimenter les camions en carburant mais nous n'avons rien constaté de suspect . D'où pouvait bien provenir cette pollution ? de chez Nexans, autre entreprise proche ? mais aucune odeur suspecte ne provenait de cette usine... d'un déversement voulu, dans le fossé par un particulier qui aurait voulu se débarrasser d'un produit embarrassant ?
Le lendemain, la première entreprise contactée avait alerté un spécialiste en dépollution: des barrages flottants étaient posés sur le fossé pour empêcher que cette pollution ne s'étende, puis un pompage était entrepris, suivi par une aspersion de finition.
Nous avions pensé alerter la DREAL ou la préfecture mais comme le nécessaire avait été fait nous n'avons pas poussé l'affaire plus loin. Le mystère sur les responsabilités reste donc entier.
Heureusement, à cette époque de l'année il n'y avait ni grenouilles ni insectes, ni canards ayant pu souffrir des conséquences.


-le DIMANCHE 25 MARS : "BNE fête le printemps" ;
Balade au ruisseau de Corveissiat - Départ 13h
maison de la vie associative - Covoiturage .
Explication sur la flore et la faune de ce site
exceptionnel, avec ses falaises ;
Bienvenu à toutes et à tous !(Bien chaussé...)
-Ensuite , première sortie en soirée le mercredi
25 avril : "Circuits malins en ville " . 20 h


Notre Assemblée Générale s'est donc tenu ce mercredi 25 janvier 2012. Rapports moral, d'activité (environnement puis déplacements) et de trésorerie ont été adoptés à l'unanimité.
Mme Sylviane CHÊNE (photo) de Bourg-en-Bresse-Agglomération a été invitée à présenter à la tribune les projets 2012 de l'Agglomération de Communes. Enfin l'association a renouvelé son tiers sortant du Conseil d'Administration et présenté les projets BNE 2012 : malgré la lourdeur administrative, les sorties "pédalez en soirée" sont reconduites encore cette année. Le projet de vélo-école reste d'actualité et un voyage d'étude "déplacements" est prévu les 22 et 23 septembre à Genève (Suisse) ! Avis aux amateurs, ce voyage d'étude est ouverts à tous (participation à prévoir) !!!
posté par Raymond


Je profite d'un dimanche après-midi ensoleillé pour aller voir où en est le Dévorah dans son secteur amont, là où la future rocade devrait bientôt le franchir.
J'ai choisi le dimanche car le chantier doit être tranquille et j'ai remarqué que c'était surtout ce jour là que la pollution était la plus forte.
La voie d'accès à Renault-Trucks semble terminée .Elle est goudronnée et les bandes blanches sont tracées. Les talus ont été ensemencés en gazon et celui-ci pousse bien . Des fossés de récupération des eaux de ruissellement de la chaussée ont été créés, qui mènent à un grand bassin où, éventuellement l'eau pourra être stockée en cas de pollution. Ensuite le trop plein se dirige bien sûr vers le ruisseau .
Ce bassin suffira-t-il à absorber les huiles qui s'écoulent des véhicules ? Sera-t-il efficace contre le salage en cas de verglas ?
La rocade elle-même est au point mort sur ce secteur.
Et le ruisseau ? L'eau qui sort du tuyau de "l'Alagnier-St Just " a un peu la couleur d'eau de lessive et mousse légèrement. IL faut dire aussi que, la nuit précédente , il a un peu plu. Mais je ne peux m'empêcher de penser au contenu de l'analyse chimique qui a été faite par le conseil général et qui montre des taux assez élevés de nitrates et de phosphates , ce dernier produit étant caractéristique des pollutions par eaux usées " ménagères" ( lessives).
Les herbiers de Véroniques et de Berles se sont bien développés et ont par endroits envahi le cours entier du ruisseau. Ce sont de bons dépolluants et un frein à la dévalaison des sédiments fins d'origine organique.
Malheureusement, à une cinquantaine de mètres plus en aval, là où l'on peut apercevoir par endroits le fond graveleux, ce n'est pas la joie . Les algues vertes recouvrent tout . La dépollution par les plantes n'est pas suffisante....
Je repars un peu démoralisé. C'est vrai aussi qu'en automne et hiver les plantes n'ont plus la même efficacité qu'en période de croissance.
Dernière visite, plus en aval, derrière les jardins de la Croix blanche. Là ,le ruisseau s'est manifestement un peu épuré : les algues vertes et les sédiments fins sont bien moins nombreux et le fond de gravier est assez sympathique . Pourvu que ça dure !
Légende des photos:
-La voie d'accès à Renault-Truck
-Le bassin de récupération des eaux d'écoulement
-La sortie du tuyau de "l'Alagnier"
-Le fond du ruisseau très "algueux"


Cette commission informelle à laquelle BNE était invité s'est tenue à Cézeyriat dans le cadre d'une adhésion des carriers à la charte UNICEM ( Union Nationale des Industries des Carrières). Pour cette certification un certain nombre de conditions devaient être satisfaites :
-Sécurité des tiers
-Respect des paysages et propreté
-Formation du personnel
-Ecoute des riverains
-Maîtrise des impacts (eau, bruit,déchets, air)
-Respect des espaces naturels ( remise en état)
Une vingtaine de personnes étaient présentes dont le maire de Cézeyriat, le directeur régional de l'entreprise Vicat , des riverains et BNE .
Pourquoi BNE ? parce que l'entreprise connaissait Pierre Roncin pour avoir eu affaire à lui au sujet du déplacement de pieds de Carex protégés sur un autre site de Vicat au plan d'eau de Buellas- St Denis.
Sur le site de Cézeyriat l'autorisation préfectorale d'extraction a été donnée en 2007 et est valable pour 20 ans.
La production est en forte baisse . Elle est destinée aux chantiers de terrassement de Bourg. 6 personnes y travaillent et cela rapporte 15 à 20 000 euros par an à la commune qui a aussi quelques autres avantages comme la fourniture gratuite de 800 tonnes de " grâves" par an .
En ce qui concerne l'environnement un réaménagement progressif du site a lieu :-le front de falaises à l'Est a été vieilli artificiellement pour être moins visible depuis la plaine, une grosse butte qui sera végétalisée est en cours de construction à l'ouest , toujours pour rendre la carrière plus discrète , près de 2000 arbres et arbustes ont été plantés en 2011 , 3 bassins de décantation des eaux ont été créés , l'émission de poussières est mesurée une fois par an, en été( résultats très en dessous des normes maximales imposées) et la mesure des vibrations des tirs de mines montre qu'ils satisfont largement aux préconisations officielles.
En fin de réunion les participants ont posé de nombreuses questions concernant le bruit des camions montant à vide à la carrière, leur vitesse excessive, la poussière qu'ils soulèvent,problèmes à étudier...
L'après-midi s'est terminé par une visite sur le terrain et par un café chaud bien appréciable en ce jour froid d'automne.
Légende des photos;
-Vue générale de la carrière
-Les bassins de décantation des eaux de pluie
-La zone sécurisée pour les carburants
-Les participants


BNE représentait la FRAPNA pour cette réunion en préfecture destinée à faire le point sur l'année 2010 et présenter les projets d'équipements pour 2012 .
15 personnes étaient présentes dont le secrétaire général de la préfecture, la directrice de la DDPP, différents services administratifs, un élu de Bourg et les représentants de diverses associations .
En 2010 les tonnages traités ( 7000 t) étaient en baisse car les déchets de catégorie 3 ( destinés à l'alimentation des chiens et chats) ont été redirigés vers d'autres usines du groupe par souci de sécurité .
Les effluents liquides déversés dans la Reyssouze sont restés au-dessous des normes, sauf 2 jours de dépassement en juillet.
Les matières en suspension ont connu tout une période de dépassement à cause du dysfonctionnement de sondes qui ont été remplacées par d'autres plus fiables.
Les rejets en phosphore sont restés en dessous des normes.
Un nouveau biofiltre a été installé ( c'est le 3ème) pour traiter les odeurs et remplacer les deux autres en cas d'arrêt pour maintenance ou en cas de problème...
Pour détecter les odeurs le réseau de volontaires s'essouffle et il faudrait le redynamiser ( seuls 2 personnes sur 15 se sont manifestées pour communiquer leurs observations...)
Divers investissements ont été réalisés sur 2010-2011 :
-installation d'une sécurité anti-débordements sur les bacs à graisse
-installation d'un nouveau biofiltre
-rénovation des bassins de stockage de divers effluents
-étanchéisation du parking poids lourds
-installation de compteurs pour mieux maîtriser les consommations d'énergie
En 2012 plusieurs gros investissements sont prévus :
-L'atelier "plumes" doit être entièrement rénové pour mieux maîtriser les odeurs ( 3 500 000 euros)
-Création d'une unité d'extraction de matière organique pour un meilleur tri des déchets collectés en vrac ( 300 000 euros-)
-Création de deux réserves pour extinction d'incendies ( 120 000 euros)
Enfin l'entreprise a été certifiée ISO 14 001 en avril 2011
En conclusion on peut dire que l'entreprise fait des efforts mais qu'il y a encore des incidents comme le montrent les analyses des rejets gazeux ou liquides.


Samedi 17 septembre BNE a participé à la semaine de l'agglo sur la
mobilité en organisant une sortie vélo autour du Dévorah et de la
Reyssouze .
Parcours et contacts avaient été préparés par Jean Marc Pauget que nous
remercions . Il n'a pas pu nous guider sur le terrain et c'est notre
président qui s'en est chargé .
Le temps, très menaçant , a accepté de conclure une trêve pour l'après-
midi et nous n'avons pas été arrosés . Nous étions finalement 15 au
départ devant l'espace Claudel et une autre personne nous a rejoints en
cours de route.
J'avais été pressenti pour faire quelques commentaires durant la
randonnée et nous avons abordé le problème des trop plein d'orages ,
notemment celui du pont des chêvres plus en aval , trop plein qui pollue
grâvement la Reyssouze au moindre orage , pollution accentuée en
période d'étiage par le manque d'eau provenant d'un déficit naturel du
débit mais aussi causé par un vannage qui envoie plus d'eau dans le
canal bétonné , sansvie biologique importante que dans le cours
principal. De ce fait , au moindre orage , les taux d'oxygène chutent ,
menaçant de mort toute la vie animale du cours d'eau dans la partie nord
de Bourg.
Une courte visite était prévue dans le marais du Dévorah, rendu
accessible grâce à quelques travaux de débroussaillage . On évoqua ici la
gestion de ce milieu naturel riche mais menaçé par l'assèchement et la
colonisation par des aulnes. Il faudra renouveler au cours de l'hiver les
élagages réalisés par la commune auprès des deux mares, les arbres
ayant fait des repousses de plusieurs mètres depuis leur dernière taille.
Il serait souhaitable que la réhumidification du marais, si elle est
possible, soit prise en charge par le prochain contrat de rivière.
Sur le chemin du retour nous avons marqué une halte près de la prison
pour visiter les jardins " bio" réalisés par la commune à l'initiative de
Monique Duthu puis nous sommes rentrés à l'espace Claudel où l'agglo
avait préparé quelques rafraîchissements.
Merci à Jean Marc pour les photos illustrant ce compte-rendu


Ce mercredi 7 septembre 2011, René nous a emmené à la découverte des "célébrités" de Bourg-en-Bresse, au travers des dénominations de certaines rues de la ville. Les participants ont découvert par exemple le bon Docteur DUBY, Henri DUNANT le créateur de la Croix Rouge, le député Paul BARBEROT, le peintre Johannès Son, l'écrivain et poète Gabriel VICAIRE et le concepteur de la "négritude" Aimé CÉSAIRE (voir la photo). Une soirée culturelle enrichissante !
posté par Raymond.


Vendredi 2 septembre des témoins ont remarqué que la Reyssouze avait un drôle d'aspect à l'endroit où les deux bras de l'allée de Challes se rejoignent . L'eau était totalement recouverte d'une couche blanche .
Averti samedi, BNE s'est déplacé sur les lieux et a constaté la présence d'une tache blanche( comme de la crasse) d'une vingtaine de m2 . Plusieurs poissons flottaient en surface le ventre en l'air .
Que s'est-il passé ? L'agent de l'ONEMA , contacté, n'était pas au courant mais il rentrait de vacances et le problème avait peut être été traité par son remplaçant .
Nous en sommes là pour le moment et nous en saurons plus dans les jours qui viennent.
Un autre problème nous a été signalé : c'est le déversoir d'orage qui se jette dans la Reyssouze au niveau du pont des chêvres .
Dès qu'une petite averse tombe sur Bourg ce déversoir se met en route et déverse dans la rivière une grosse quantité d'eau non traitée et les riverains se plaignent des odeurs et des "petits bateaux qui flottent : papier WC , serviettes hygièniques ...etc .
La mairie de Bourg est au courant ainsi que le syndicat de la Reyssouze . Or c'est de loin la plus grosse source de pollution de la rivière dans la traversée de l'agglomération.
On sait bien que tous les travaux sur les réseaux d'égoûts ne peuvent se faire d'un coup mais on aimerait savoir si un échéancier est prévu pour régler ce problème car il dure depuis des années et menace, à chaque orage, de faire crever des quantités de poissons .
A chaque averse ou presque,l'ONEMA fait des mesures de taux d'oxygène en amont et en aval du point de rejet et les teneurs aval sont souvent proches du zéro et l'on frôle alors la catastrophe. Dans le passé des mortalités de poissons ont déjà été constatées en ces lieux.
Il faudrait déjà, en période d'étiage , de mai à septembre, que le cours principal de la rivière soit correctement approvisionné , prioritairement sur les déviations bétonnées , ce qui ne semble pas être le cas actuellement.
Légende des photos :
-les restes de cette couche blanche, sans odeur ce samedi et qui ne semble pas incommoder les canards ( pour le moment)
-quelques chevesnes morts
Dernière heure : la réponse à l'origine de la pollution est un déversement de poudre d'extincteur . Le responsable n'a pas été identifié. Le Progrès s'en est fait l'écho en signalant qu'aucune mortalité de poissons n'avait été constatée, ce qui n'est pas tout à fait exact...mais il est vrai que peu de poissons sont morts.


Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale le cours du Rhône a été progressivement équipé de barrages hydro électriques qui fournissent une quantité non négligeable d'électricité dite renouvelable .
Le fleuve sauvage a été transformé en une série d'escaliers changeant totalement son aspect et modifiant profondément sa richesse biologique . Les peuplements piscicoles de poissons d'eaux vives de grande qualité : truites et ombres principalement ont cédé la place à des espèces d'eaux calmes très banales.
La qualité des eaux s'est aussi dégradée, malgré les stations d'épuration , se réchauffant et s'épurant naturellement moins bien . Les centrales nucléaires, en rejetant des eaux chaudes n'ont pas amélioré la situation . Périodiquement il faut aussi vidanger ces ouvrages hydro-électriques et les millions de m3 de vase et de sédiments mis en branle polluent le fleuve et détruisent une bonne partie de la vie aquatique . Récemment on a mis aussi en évidence les problèmes de PCB ainsi que l'influence néfaste des rejets d'hormones qui impactent de plus en plus la reproduction des poissons .
On voit ainsi que ces ouvrages produisant de l'énergie "durable" ont aussi de grâves inconvénients .
Robert Hainard, le naturaliste et philosophe suisse avait espéré un moment que la construction de centrales nucléaires allait rendre inutile l'existence de barrages et que les cours d'eau allaient retrouver leur liberté et leur richesse d'antan . Il a vite désenchanté car nous avons eu et les barrages et les centrales nucléaires .
Depuis quelques années on essaie de redonner un peu de vie au Rhône en augmentant les débits dans les portions courcircuitées. C'est une bonne initiative mais suffira-t-elle à rendre assez de fraîcheur et d'oxygène au fleuve pour voir à nouveau prospérer ses espèces piscicoles qui faisaient sa richesse ?
Les portions encore sauvages du Rhône où son débit n'est pas dévié vers des usines de production d'électricité sont devenues ultra rares .
Dans l'Ain une action vigoureuse de la FRAPNA et des pêcheurs avait empêché, il y a une vingtaine d'années, que la zone du confluent du fleuve avec la rivière d'Ain ne soit impactée par un barrage .
Aujourd'hui ce sont nos voisins suisses qui ont décidé d'équiper le dernier secteur encore vierge au niveau de la commune française de Pougny et de la commune suisse de Chancy, le Rhône étant binational à ce niveau.
Quel avenir pour les rares truites de lac qui venaient se reproduire dans la zone concernée ? Elles risquent, avec les truites farios , les lottes et autres poissons d'eaux vives, de ne pas peser bien lourd dans la balance.
Des mesures " compensatoires sont prévues : création de deux cours d'eau artificiels en rive droite et rive gauche pour permettre aux poissons de franchir l'obstacle, mais pour aller où si les gravières à fort courant nécessaires pour la reproduction sont noyées sous un lac calme et envasé... Une île aux oiseaux créée au centre de la retenue ? c'est bien, mais il y avait déjà la réserve de l'Etournel tout de suite en aval pour assurer un semblant de tranquillité aux canards.
Petit à petit le monde sauvage s'efface . Les humains veulent tout . Quand j'étais enfant, à Seyssel, au bord du Rhône, presque tous les jeunes passaient leur temps libre à la pêche et apprenaient ainsi à connaître mieux la nature. Aujourd'hui c'est fini : il n'y a plus assez de poissons et on dit aussi qu'il ne faut pas trop en consommer à cause de la pollution.Alors les jeunes s'occupent autrement , souvent dans des activités dévorant plus d'énergie , c'est la société de consommation qui triomphe... Quel bel avenir !
Légende des photos : Quelques vues sur le site du futur barrage qui devrait voir le jour en 2015


Après un mois de mai très sec et un mois de juillet relativement humide il était intéressant de voir comment se comportait le ruisseau dans son nouveau lit sous le futur passage de la rocade.
La végétation riveraine s'est bien développée , surtout la Berle et la Véronique becabonga , ce qui est une bonne chose car ces plantes ont un rôle dans l'épuration de l'eau ainsi que dans la rétention des sédiments fins qui avaient tendance à colmater les fonds . On était donc en droit d'attendre une meilleure qualité de l'eau .
Même si, lors de notre visite, l'affluent provenant de St Just -l'Alagnier ne sentait rien,, l'allure du fond indique clairement que la pollution continue . L'abondance des "fines" , plus ou moins piégées par la végétation et les cailloux recouverts d'algues vertes en aval montrent le même problème.
Le débit est très faible et rend actuellement impossible toute remontée de poissons par les tunnels créés . Il semblerait que des percolations d'eau aient lieu en direction du site de Renault-Trucks , percolations induites par les travaux de terrassement en contrebas ( création d'un grand parking ainsi que de la voie de desserte de l'entreprise.)
Les basses eaux montrent aussi que les trous créés dans le lit du ruisseau ont une profondeur insuffisante pour servir d'abris aux poissons autres que les loches franches, petits poissons qui ont maintenant colonisé l'ensemble du nouveau linéaire ( ce qui est quand même un point positif.)
En cette mi-août l'une des deux mares est à sec . Sur celle encore en eau on note la présence de quelques grenouilles et surtout celle de plusieurs touffes de Carex pseudo-cyperus, plante protégée.
Conclusion de cette sortie : la végétation et la population de loches évolue favorablement mais la lutte contre la pollution doit devenir une priorité . Quelques aménagements ( approfondissement des trous créés dans le ruisseau) seraient également souhaitables .
Légende des photos :
-Colonisation par les plantes épuratrices ( Berles et Véroniques)
-Algues vertes sur galets, signe de présence de nitrates
-Un trou à recreuser , algues vertes très présentes
-Les Carex pseudo-cyperus
-Seuil infranchissable pour les poissons dans l'état actuel (sortie du tunnel amont)
-Loche franche


Ce secteur riche en biodiversité fait à nouveau parler de lui.
On se souvient sans doute que, devant les menaces de curages de ruisseaux abritant des espèces rares ( libellules Agrion de Mercure et Oxygastra curtisii et poisson Epinochette , toutes protégées au niveau national ) des rencontres avaient eu lieu en mairie de Viriat et sur le terrain, rencontres regroupant élus locaux, agriculteurs administration et associations .
Il avait été demandé que si un curage devait avoir lieu dans le cadre du remembrement, celui-ci ne devait être que partiel pour permettre aux espèces de ne pas être éradiquées complètement et de pouvoir, dans le futur, reconquérir ces zones où la végétation aquatique aurait repoussé. Il faut en effet se rappeler que cette végétation est absolument nécessaire pour abriter pontes et larves .
Je vais sans doute être mauvaise langue en disant que l'on a profité du mois d'août pour réaliser ces travaux de curage en espèrant mettre les gens et associations devant le fait accompli.
Toujours est-il que depuis quelques jours des engins creusent tout le linéaire du ruisseau ne tenant pas compte du fait que la loi interdit de porter atteinte à l'habitat, aux pontes et aux larves des espèces protégées.
Si encore les végétaux extraits étaient laissés sur le bord du ruisseau cela permettrait à quelques individus de regagner l'eau et de sauver leur peau. Mais non, tout est soigneusement embarqué par camion...
Bien sûr la direction des territoires a été alertée, de même que le syndicat de la Reyssouze ,la FRAPNA et la fédération de pêche mais il est à craindre en cette période de vacances, que les réactions soient un peu tardives et que ,une fois de plus, tout soit terminé à l'arrivée de la cavalerie...
Certains ont décidément une drôle de façon de lutter pour la préservation de la biodiversité.


Mercredi 20 juillet à 20h le temps n'étant pas très engageant .Seulement 9 cyclistes
sont partis direction Tanvol pour la sortie ''Pédalez en soirée'' .
A une petite dizaine de kilomètres en direction de Tanvol ,Monsieur Christian Chatard, éleveur de poulets de Bresse nous attendait pour présenter son élevage. Après nous avoir présenté son exploitation M Chatard nous a fait visiter ses installations tout en répondant aux nombreuses questions, satisfaisant ainsi la curiosité de ses visiteurs.
Sa production de 8000 poulets par an, répartie sur toute l'année ,chaque élevage nécessitant de 120 à 130 jours selon le processus suivant.
Les poussins arrivent à un jour et sont élevés en poussinières durant 5 semaines Après cette période ils sont conduits dans un abri placé dans une prairie qui leur sert d'abri nocturne. Là, les volailles sont nourries de céréales produites sur l'exploitation et de produits laitiers. Pour compléter leur alimentation par de protéines les poulets ont chacun 15 m2 de prairie pour trouver vers et limaces.
A la suite de cette vie en liberté, les poulets sont engraissés dans des cages appelées épinettes pendant une durée de 2 semaines. Cette période permet l'infiltration de graisses dans les muscles pour produire le moelleux et le goût du poulet de Bresse
Au grand regret de certains participants qui avaient encore des questions à poser, il a fallu rentrer,car la nuit arrivait .


Une quarantaine de personnes a répondu à l'invitation qui avait été lancée pour faire connaître les aménagements prévus pour le public en forêt de Seillon .
A la table des intervenants on notait la présence du maire de Péronnas ( principale commune territorialement concernée ) , d'un représentant de l'agglo et de trois représentants de l'ONF;
Tout d'abord furent rappelées quelques caractéristiques de cette forêt domaniale : surface de près de 600 ha, peuplements divers mais principalement de chênes exploités à l'âge de 180 ans...On y récolte en moyenne 2000 m3 de bois par an . Les frais d'entretien annuels y varient de 20 000 à 50 000 euros .
Un plan d'action de 2009 à 2015 a été établi en concertation avec les élus et un certain nombre d'associations ( pas BNE à ma connaissance). Les investissements seront à 76% à la charge de la C.C de Bourg, à 20% à la charge de l'ONF et à 4% à la charge de la C.C de la Vallière.
Parmi les buts poursuivis notons :
-une meilleure connexion des circuits de randonnée
-l'installation de panneaux explicatifs modernes aux "portes d'entrée"
-des parkings aménagés
-des circuits séparés pour piétons, vtt, cavaliers
-un nouveau mobilier
-des passe-fossés seront mis en place
-une liaison sera établie entre les forêts de Seillon et de la Réna (achat de terrain en cours)
-un sentier d'initiation au dessin de nature et à la photo sera créé
Parmi les autres projets à moyen terme il est prévu d'ouvrir la forêt aux handicapés ( mobilier, pistes au sol adapté) , de renouveler les aires de jeu, de créer un sentier d'interprétation de la nature et de la forêt.
Ensuite la parole a été donnée au public . De nombreuses questions ont été posées, notemment par des membres du CA de BNE ( entre autres) Pierre Lozier et Jean Marc Pauget ::
- questions sur la signalétique, sur la cohabitation des différents usagers, sur un revêtement possible de sentiers accessibles aux VTC, sur la sécurité, sur la traversée du chemin des coupes blanches sur la richesse biologique de cette forêt,sur son type de gestion , sur la chasse etc .
L'impression générale qui m'est apparue c'est que ces lieux essaient de concilier l'exploitation forestière et la fréquentation du public en forte hausse, ce qui génère quelques problèmes. C'est et ce sera de plus en plus un milieu destiné à l'utilisation par l'homme et, même si une "zone de quiétude" pour la faune est prévue en forêt de la Réna c'est la biodiversité qui risque de payer la note ... Les utilisateurs trouveront sans doute une réponse à leurs désirs dans les aménagements prévus dans ce qui sera un parc récréatif péri-urbain.


La sécheresse a , là aussi ,sévi pendant les mois d'avril et mai. Les deux mares situées les plus en amont et dont l'une abritait la reproduction de la petite libellule bleue "Agrion de Mercure" ont évidemment séché , comme elles l'avaient déjà fait l'année dernière . Aucune libellule ne survolait le site ce mercredi 8 juin . Le cresson de fontaine, qui sert d'abri à notre petit Agrion n'est pas encore mort et les pluies de ces derniers jours lui ont apporté un sursis mais la source ne coule plus ( quelques suintements tout au plus) donc cette petite libellule ne se reproduira pas encore cette année sur ce site qu'elle fréquentait régulièrement il y a quelques années...
La mare la plus en aval et qui reste en eau grâce à sa profondeur au niveau de la nappe se porte bien, notamment grâce aux travaux de taille des arbres entrepris par la mairie de Bourg . Les Hydrocharis morsus ranae, petites plantes flottantes protégées que l'on y trouvait ne sont pas visibles...Ne sont-elles pas encore sorties ? Ont elles été étouffées par les aulnes qui, l'année dernière,les privaient de la lumière dont elles ont besoin ? Attendons.
Quant aux jardins clandestins qui s'étaient établis en bordure de zone humide , la mairie semble avoir fait le nécessaire pour les stopper, même si le panneau qui a été placé est un peu équivoque : " zone naturelle, jardinage " Peut être certains ont ils effacé le mot " interdit" . Nous nous renseignons . Une certaine surveillance devra être maintenue pour empêcher le retour des "défricheurs".
Il reste le problème du (ou des) SDF qui squattent des parcelles de terrain dans le bois proche et leurs déchets s'y entassent mais ce n'est pas la plus grâve menace qui pèse sur ces milieux. La plus grâce c'est l'assèchement progressif . IL faudra bien un jour y trouver un remède . Il y a tant de zones humides qui disparaissent que toutes ne peuvent être sauvées . Le marais du Dévorah sera-t-il dans les secteurs prioritaires ?
Légendes des photos :
-Le panneau "équivoque" à l'entrée du marais
-Le " jardin", ce qui en subsiste et dont les pommes de terre attireront peut être les sangliers...
-La mare aval, dont les aulnes ont été taillés
-La "grande mare" à sec ( même après les dernières pluies)
-La mare amont où vivait l'Agrion de Mercure ( en assec)
-La source réduite à un suintement ...
-


Après un printemps très sec qui a beaucoup malmené les cours d'eau et surtout les petits ruisseaux je n'ai pas voulu vous infliger des images du Dévorah réduit à l'état de maigre ruisselet . J'ai attendu les pluies de ces jours derniers pour aller voir comment se comportait la végétation : celle riveraine, plantée par l'entreprise paysagiste, celle que j'avais moi-même installée par endroits dans le cours du ruisseau et celle qui était peut être venue naturellement.
Première constatation : l'eau coule.
Deuxième constatation : le fond du ruisseau venant de St Just et passant sous l'Alagnier et qui était très encrassé cet hiver est propre , sans doute grâce à la petite crue de ces jours derniers . Le cresson de fontaine et les berles ont pris racine sur les berges et dans le lit du ruisseau, ce qui ne pourra qu'en améliorer la qualité si elles continuent à se développer . La petite faune aquatique devrait y trouver abris et lieux de pontes .
Quant au Dévorah lui-même il n'y a pas beaucoup d'eau mais là aussi la végétation s'installe . Les pieds de callitriches que j'y avais installés ont été pour la plupart emportés par le courant mais celui-ci a aussi amené de l'amont des rameaux de berles qui ont pris racine . Le fond est propre, sans doute pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut et concernant le ruisseau de l'Alagnier . Comment évoluera -t-il au cours des mois d'été ? on verra....
Les deux mares créées sont en eau,les carex ont bien poussé et les 5 pieds de Carex pseudocyperus semblent en bonne forme.
Ainsi, en cette fin de printemps, les nouvelles du ruisseau sont plutôt bonnes. Quelques grenouilles se sont installées et il faudra sans doute attendre l'année prochaine pour voir apparaître des populations plus riches de libellules.
Légendes des photos:
-Deux premières photos : le ruisseau de "St Just-l'Alagnier"avec son fond propre et sa végétation
-Photos 3 et 4 : le Dévorah
-Photos 5 et 6 : les mares avec leurs plantes aquatiques ( Carex)


Le soleil encore présent ce dimanche, une cinquantaine de cyclistes urbains de tous les âges, dont des élus, étaient au rendez-vous pour la fête du vélo 2011.Cette année BNE proposait une sortie de 20 km sur la commune de Péronnas. En utilisant les équipements cyclables existants, le groupe, encadré par BNE, est parti de Carré D 'Eau pour traverser la ville en direction de Péronnas. Après la côte de la route de la forêt de Seillon chacun a pu récupérer de ses efforts lors de l'arrêt au château du Saix. Là, René en a profité pour faire des rappels historiques sur ce site. Puis direction la forêt de Seillon où chacun a pu apprécier les commentaires historiques de René et la fraîcheur du sous bois en parcourant la Trace des Chasseurs. Après être passé juste chemin du lac avant les participants au Triathlon, retour en longeant la Reyssouze jusqu'à Carré D'Eau . Là, chacun a pu apprécier le copieux buffet préparé par l'Agglo tout en devisant avec de nouvelles connaissances. Cela confirmait que la pratique du vélo est favorable à la convivialité.


C'est avec du retard que je relate brièvement la journée d'étude de BNE à LYON du dimanche 15 mai. La solution de l'option train vélo a été tout naturellement choisie pour ce déplacement. Il est toujours aussi difficile à Bourg, avec les escaliers, de transporter les vélos jusqu'au quai correspondant .Vivement que les travaux avancent.
Nous avons été reçu chaleureusement à Lyon Part Dieu par des adhérents de l'association de cyclistes urbains ''Lyon Vélo'' .Ceux -ci nous avait préparé un circuit afin de nous faire découvrir les nouveaux équipements cyclables lyonnais. Louis nous a emmené sur la nouvelle voie bus vélo de l'avenue Saxe Jaurés réalisée en décembre dernier avec consigne de rester bien à droite pour ne pas gêner les bus. Notre circuit s'est poursuivi jusqu'à la gare Jean Macé où Nicole et Louis nous ont expliqué le fonctionnement de la consigne à 2 niveaux contrôlé et limité aux abonnés de la carte Oùra
Puis, en route pour découvrir les aménagements du nouveau quartier de la Presqu'ile d'architecture 21ème siècle avec en particulier le nouveau siège de la Région Rhône Alpes. Après avoir visité le quartier, direction le Grand Parc de Miribel Jonage en empruntant les quais du Rhône .Ce matin là, ils étaient fréquentés par de nombreux cyclistes, joggeurs , pratiquants du roller, trottinettes, marcheurs....... Après le repas tiré du sac, chacun s'est accordé un moment détente, au bord du lac,en participant aux différentes animations de la fête de la nature .Certains ont pu essayer de drôles de vélos, s'initier aux richesses écologiques du plan d'eau, goûte à la cuisine de différents pays..........
Puis ce fut le retour terminé sous une averse à l'approche de la gare de la Part Dieu.
Une journée bien préparée, qui nous a bien entendu donné l'occasion d'échanger sur les problèmes que rencontrent les cyclistes urbains et les solutions qui peuvent être adoptées.


Comme chaque année la FRAPNA organisait ses 24 h naturalistes . Il s'agit, sur presque trois journées, d'essayer de recenser le maximum de richesses naturelles d'une commune puis de communiquer les résultats aux élus et habitants.
Pour cela des naturalistes : botanistes, entomologistes, ornithologues ...etc , parfois venus de départements voisins pour prêter main forte, se regroupent en quadrillant l'espace communal sur des zones qui ont été préalablement repérées.
L'année dernière ce travail avait été fait sur la commune de Chanay, cette année nous étions donc à Pizay .
Cette année, du fait de la sécheresse, certains milieux humides ne l'étaient plus vraiment, et avec l'eau avaient disparu des espèces qui auraient pu être intéressantes .
Plusieurs personnalités connues sur le plan régional et même national étaient présentes, comme Cyrille Deliry, président du groupe régional Sympetrum et Daniel Grand, auteur d'ouvrages sur la connaissance et la protection des libellules.
Des écoutes nocturnes ont eu lieu pour repérer les espèces de chauves souris ou les amphibiens .
Le bilan général est moyen( impact de la sécheresse et sans doute aussi de l'agriculture intensive) mais cela peut être un début de prise de conscience des efforts à déployer pour sauver ce qui existe et pour améliorer la situation.
Légende des photos :
-Prospection dans l'étang des Bottes (pauvreté inexpliquable en libellules)
-L'étang des Bottes (aspect pourtant sympathique)
-Repas de midi
-Recherche de libellules
-Le spécialiste Daniel Grand en conversation avec l'organisatrice de l'opération
-


Vendredi 20 mai la ville de Bourg, l'agglo et le CAUE organisaient une journée des parcs et jardins , reprenant l'initiative de journées portes ouvertes d'il y a quelques années.
Sur le site des serres du service des espaces verts un nombreux public était présent et le soleil ne pouvait que favoriser cette journée.
Différents stands présentaient les maladies de arbres, les méthodes de taille, la technique du désherbage thermique , les méthodes de paillage propres à faire faire des économies d'eau...etc
Une conférence ,dans le boulodrome dont la fraîcheur était la bienvenue , permit d'expliquer au public nombreux les nouvelles méthodes plus écologiques d'entretien ou de création de parcs.
Rappelons que la ville de Bourg s'est engagée à ne plus utiliser de pesticides pour l'entretien des espaces verts et des rues , ce dont on ne peut que la féliciter . Elle montre ainsi son intérêt pour la santé des gens et un meilleur respect de la biodiversité .
Il restera à convaincre certains amoureux d'une "propreté drastique" que ce qu'on appelait " les mauvaises herbes" ont aussi leur utilité et que l'existence de quelques fleurettes dans les fentes d'un trottoir n'est pas pas forcément synonyme de négligence mais démontre une volonté de ramener un peu de "sauvage" dans nos cités bien trop artificialisées.
Souhaitons que cette initiative connaisse un plein succès.
Légende des photos :
-Le site de la manifestation
-Explications sur la taille
-Technique d'escalade
-Méthodes de "paillage des sols"
-Réponses aux questions des participants
-Engin de désherbage thermique


Réduire nos consommations énergétiques ce n'est pas seulement bon pour la planète mais aussi pour nos porte-monnaies ! 90 familles dans l'Ain ont répondu à l'invitation d'Hélianthe - grâce au soutien de la Région - de se lancer dans le concours "Familles à énergies positives"...BNE se devait d'aller au contact de ces familles pour voir comment elles avaient pu réduire leur facture de gaz et d'électricité...Nous avons pu aussi avoir les commentaires de M. MARTIN très satisfait de sa maison à basse consommation qui après 2 hivers tient les promesses de ses concepteurs : une consommation d'électricité qui n'excède pas une centaine d'euros en moyenne chaque mois pour un confort excellent. L'investissement dans l'isolation -en particulier les fenêtres en triple vitrage - sera rapidement
amorti...
Quant aux familles du concours elles ont gagné leur pari et pu économiser en moyenne 250€ pour l'année grâce à une série de gestes que chacun choisit dans la liste des recommandations touchant au chauffage et à l'eau chaude sanitaire, mais aussi à la cuisson, à la gestion du réfrigérateur, à l'éclairage, au lavage, à la gestion du petit électroménager...


Les organisateurs de "la fête de la Liberté" avaient invité BNE à grossir les rangs de la "street parade à vélo" prévue ce samedi 7 mai à partir de 17h. En partant des jardins arrières de Brou, nous avons ainsi défilé dans les rues de Bourg aux cris de "c'est la fin du pétrole, affûtez vos gibolles!", "libérez les piétons enfermés dans les voitures!" ou encore "pas de pollution, c'est la vélo'rution!" sous les yeux hébahis des badauds et sous les klaxons irrités de certains automobilistes. Une action coup de poing pour réveiller les consciences... Pour l'occasion, Cyclo Cyclette avait prêté une quinzaine de leurs vélos verts, et les passants ont pû remarquer un tandem monté par des clowns, des vélos avec remorque à enfants et même notre désormais célèbre triporteur des sorties pique-nique, conduit pour la première fois par un papa qui l'a testé avec ses deux enfants ! Comme quoi rien que de montrer la variété de cycles existants peut déclencher l'envie et demain l'utilisation...?
Posté par Raymond


Mercredi 18 mai...20H00 AGLCA Nous irons à la rencontre de 2 familles qui ont participé au premier concours des Familles à Energie positive...organisé par Hélianthe avec l'aide du Conseil Régional. Il s'agissait sous une forme ludique et conviviale de découvrir les multiples facettes des gestes permettant des économies d'énergie en matière d'éclairage, de cuisson, de froid,de lavage, de chauffage, d'eau chaude d'isolation et de ventilation...Le défi à relever avec l'incitation financière à la clé était de réduire de 8% sa facture d'électricité...
Une brochure contenant 85 recommandations sera distribuée aux participant(e)s.
Nous irons aussi rencontrer l'heureux propriétaire de la maison passive de la rue Eugène Dubois que nous avions vue en construction!
2 hivers sont passés depuis et nous pourrons voir si les promesses des constructeurs sont tenues...
N'oubliez pas...d'éteindre oh pardon! d'emmener vos lumières et votre gilet fluo pour le retour au bercail...


Sortie mares et botasses
Comme chaque premier et troisième mercredi, du mois BNE a invité les cyclistes a participer à ses sorties à thème ''Pédaler en soirée''.C'est par la belle soirée de mercredi 4 mai que 35 cyclistes sont partis parcourir les chemins de Saint Denis les Bourg à la découverte des quelques mares, ou botasses comme on le disait en patois bressan, qui subsistent sur cette commune. Cette sortie nous a conduit à passer à côté de l 'étang de Barvey et à surplomber la gravière de Saint Denis Buellas.
Pierre nous a, bien agréablement, fait partager quelques unes de ses connaissances en matière de zones humides et de leur biodiversité , lors des haltes faites à proximité des mares rencontrées le long du parcours. Il nous a parlé des végétaux qui poussent dans les mares, roseaux des carex ..... mais aussi bien entendu (croa,croa) , grenouilles, tritons, libellules et moustiques..... Chacun a pu prendre conscience de la richesse des mares.
Une soirée bien agréable pour les cyclistes s'intéressant à leur environnement.
J-Marc Pauget


Après une année d'attente, la rue de Saint Roch est mise en sens unique et "classée en zone 30" !Le trottoir élargi permet maintenant aux collégiens venant du quartier des Vennes de se rendre à pied et en sécurité au collège Thomas Riboud, ou d'utiliser leur vélo en empruntant la bande cyclable en contre sens de la circulation, bande protégée par des plots "repousse voitures"!
Une autre bonne nouvelle sur la commune de Péronnas : les travaux sur la voirie route de Lyon sont enfin terminés et les bandes cyclables sont en cours de réalisation entre Bourg et la Mairie de Péronnas. Enfin de nouveau visibles, elles vont sans doute encourager les cyclistes urbains qui utilisaient cet axe à reprendre leur vélo.
Toujours sur Péronnas la rue de la Grange Bonnet a été refaite avec création de places de stationnements voitures mais aussi de deux bandes cyclables de 0,90 m de largeur ce qui est réglementaire ( 0,75 m minimum ) mais toutefois un peu étroit. La largeur minimum préconisée par la FUB (Fédération des Usagers de le Bicyclette) est de 1,20 m .


Ce mercredi 20 avril le président Christian JOLLY nous a emmené faire le tour d'environ 60 bistrots de Bourg-en-Bresse! Après un historique (photos), les participants de la sortie "pédalez en soirée" étaient invités à comptabiliser le nombre de troquets rencontrés au cours d'un périple de 16 km en 2 heures. Pour faciliter le comptage, aucune dégustation n'a eu lieu. L'attraction du groupe était la présence de 3 vélos couchés, dont un à assistance électrique (photo). Une première sortie où, fait remarquable, tout le monde avait son gilet fluo. Par contre, certains éclairages furent déficients, voir absents! Un point à améliorer pour les prochaines sorties... La suivante, "mares et bottasses" est prévue le mercredi 4 mai à 20h à la Maison des Associations.
Posté par Raymond.


Mercredi soir, 20 heures, devant l'entrée de la
maison de la vie associative ...
C'est là que vous serez attendus par l'équipe BNE.
Un circuit thématique, ce soir sur les bistrots,
avec quelques informations historiques et
sociologiques, une déclaration à la préfecture,
indispensable si le groupe dépasse 25 personnes,le
beau temps, sinon la sortie est annulée et surtout
l'envie de passer un moment convivial ensemble en
pédalant .
Vous savez tout pour essayer, comme en plus c'est
gratuit, bienvenue !


On se souvient sans doute d'articles consacrés à cette zone de sources menacée soit par le remembrement soit par des drainages . Plusieurs réunions avaient eu lieu, regroupant les associations ( Sympetrum, BNE) , des administrations départementales, le CREN , le syndicat de la Reyssouze, les agriculteurs concernés pour essayer de trouver des solutions.
Dans la pente aux multiples sources favorables entre autres à l'Agrion de Mercure ( que je ne vous présente plus) un secteur restait intouché ( en friches comme l'on dit en voulant souvent caractériser une zone détestable). Là des eaux limpides s'écoulaient au milieu des plantes aquatiques, des buissons de ronces abritaient troglodyte, fauvette à tête noire, rossignol...
Lors de la réunion sur le terrain,l'un des participants ( un éleveur de chevaux responsable de certains drainages) nous avait montré cette parcelle revenue à l'état sauvage comme une verrue au milieu de la figure , parcelle qu'il faudrait " nettoyer" et l'on avait essayé de lui montrer qu'elle avait aussi son intérêt dans cet état ...
Et bien nos conseils n'ont pas été entendus puisque, ces derniers jours ,en pleine période où les petits passereaux revenus d'Afrique couvent, où les Agrions de mercure s'apprêtent à émerger , tout a été broyé et les roues de l'engin défricheur ont creusé de profondes ornières, détruisant les ruisselets et ce qu'ils abritaient...
Bien sûr il ne s'agit que de quelques centaines de m2 mais c'est assez caractéristique de ce que pensent encore certains :"la nature doit être " propre".
Légende des photos : avant et après défrichement


Il y a quelques semaines, longeant la rocade ouest je me suis aperçu que des champs situés de part et d'autre de cette voie avaient brusquement changé d'aspect : leur teinte était passée du vert printanier au jaune et même au rouge...
L'agriculteur les avait tout simplement traité au désherbant avant de les retourner quelques jours plus tard dans le but d'y semer du maïs.
Bien sûr cette pratique n'est pas interdite et le monde agricole n'est pas encore majoritairement converti au bio .
Seulement cet herbicide ( ici le roundup) , autrefois qualifié d'"écologique" par son producteur, la firme Monsanto, présente des risques certains d'après des études américaines et françaises . Il est toxique pour les organismes aquatiques, perturbant le comportement des poissons,déréglant leur reproduction, provoquant des empoisonnements chez les mammifères. Des expériences menées sur des cellules humaines ont montré des risques grâves chez les femmes enceintes . Le roundup et surtout ses adjuvants sont de violents perturbateurs du système endocrinien .
Alors qu'attend-on pour l'interdire. Les lobbys industriels sont malheureusement très puissants.
Tout récemment d'autres champs, sur la commune de Viriat, ont fait l'objet de traitements semblables, mais, cette fois, il s'agit de prairies humides, le long du ruisseau le Navon . Les risques sont ici accrus . Ce petit ruisseau est un affluent de la Reyssouze et abrite de petites populations de poissons qui viennent y frayer ou qui y séjournent . Cet hiver nous avions déjà constaté une forte mortalité de loches franches sans doute due au salage de la route proche. Ce ruisseau est en outre susceptible d'abriter de l'Agrion de Mercure, comme le fait supposer la présence de Berles , une plante aquatique qui abrite sa ponte et ses larves. Que vont devenir ces Berles quand la pluie aura lessivé le roundup dans le ruisseau ?
Le traitement a eu lieu jusqu'à ras le cours d'eau, ce qui est normalement interdit...
Certaines communes ont fait l'effort de restreindre fortement et même parfois de prohiber l'utilisation des désherbants chimiques en ville . Le monde agricole a encore des efforts à faire !


Non, il ne s'agit pas de vous relater le détail des plantations effectuées clandestinement par des inconnus sur les terrains communaux, jardinage qui empiète de plus en plus sur le marais du Dévorah . C'est à la commune de faire la police car , si ces jardins ne s'étendaient que sur quelques mètres carrés il y a deux ou trois ans, cette année ils ont été multipliés par 5 ou 6 .
Ce petit article n'est là que pour vous relater l'installation de quelques plantes aquatiques épuratrices et autochtones effectuées par BNE sur la portion du ruisseau qui a été reconstituée près de l'endroit où va passer la rocade . Des plantations avaient été effectuées par l'entreprise paysagiste chargée d'aménager le secteur mais les iris et autres joncs plantés ne concernaient que les rives.
BNE a voulu accélérer un peu l'action de la nature
en installant à certains endroits des pieds de Berles ou de Callitiches, plantes connues pour leurs qualités épuratrices.
Ces plantes ont été prélevées parcimonieusement et avec précaution sur un autre petit ruisseau bressan où elles abondaient et introduites dans le lit même du Dévorah . Certains diront peut être que l'on aurait du laisser faire la nature et que la végétation aquatique se serait peut être réinstallée d'elle-même ; nous n'avons voulu que l'aider un peu devant la pollution qui handicape ce petit cours d'eau . Il serait illusoire cependant de croire que cette action règlera le problème des nitrates ou des phosphates ( le ruisseau issu de l'Alagnier et de St Just dégageait une odeur d'égoût caractéristuque ce jour même) mais nous avons voulu apporter symboliquement notre pierre à la lutte pour l'amélioration de la qualité des eaux .
Légende des photos :
Le nouveau lit où nous avons effectué les plantations.
Les jeunes plants de Berles
Un des plants de Callitriche
Plant de Berle ( favorable à l'Agrion de mercure)
Secteur qui vient d'être déboisé pour laisser place à la voie de desserte de Renault-Trucks ( les chênes se sont évanouis...
Sortie du ruisseau de St Just-Alagnier . L'odeur d'égoût y était caractéristique. Nous y avons fait plusieurs plantations.


Après le court compte rendu de notre président, en voici un, un peu plus détaillé .
Remercions tout d'abord Michel Martelat qui avait préparé cette promenade avec un grand sérieux, n'hésitant pas à faire plusieurs déplacements pour aller questionner des gens susceptibles de lui fournir moult renseignements et parmi eux Christian Foilleret,président de Reyssouze vivante. Nous remercions aussi Régis Krieg Jacquier , de la société des naturalistes et archéologues de l'Ain qui avait aimablement accepté de remplacer Pierre (indisponible)pour les commentaires naturalistes tout le long du parcours.
Le beau temps était là et ce sont finalement 24 personnes qui ont participé à cette "traditionnelle" sortie.
Michel a expliqué que les 7 plans d'eau s'étendaient sur une superficie de plus de 140 ha et que, après plusieurs changements d'exploitants, c'était actuellement des Mexicains qui géraient l'entreprise d'extraction de granulats . Sur le site même exploré par BNE l'exploitation est terminée depuis 10 ans mais elle continue de l'autre côté de la route en grignotant toujours plus la vallée de la Reyssouze . Il y aurait fort à dire d'ailleurs sur les conditions d'extraction des matériaux, sur la pollution véhiculée par le Salençon et sur l'efficacité du lagunage du camping, visiblement sous dimensionné...
Régis fit découvrir quelques oiseaux communs, certains étant tout nouvellement arrivés de pays plus chauds, ainsi que les premières fleurs printanières.
La randonnée dura environ 3 heures et s'allongea sur près de 8,5 km.
Un petit goûter offert par BNE attendait les participants sur le parking .
Merci encore aux organisateurs et à Régis Krieg-Jacquier pour ses photos.


Lundi matin 28.2 une dizaine de personnes représentant les services techniques de la ville de Bourg ( espaces verts et assainissement), la fédération de pêche, , le service environnement du Conseil général, le groupe Sympetrum ( libellules), la FRAPNA, le Syndicat de la Reyssouze, le CREN ( conservatoire régional des espaces naturels) et BNE se sont rendus sur place afin de voir quels travaux d'urgence devaient être entrepris,ainsi que pour échanger des idées sur une future gestion et enfin pour visiter les aménagements réalisés sur le site de franchissement du Dévorah par la rocade, un peu plus en amont.
Il a d'abord été constaté que des gens avaient établi et agrandi des défrichements clandestins dans le marais, défrichements destinés à devenir des jardins; cela sans autorisation et sur l'espace communal...Va-t-on tolérer cette mise devant le fait accompli ?
Il va être aussi nécessaire d'élaguer les jeunes aulnes qui se développent autour des deux mares et qui menacent de priver de lumière et donc de condamner plusieurs espèces remarquables qui y survivent. Un essai de coupe à 50 cm de hauteur va être tenté pour voir si ce procédé permet d'éviter la repousse des aulnes en touffes comme cela se produit quand on les raccourcit jusqu'au raz du sol. Peut être que, à l'avenir, il faudra envisager un véritable dessouchement mécanique...Les travaux d'élagage devront être entrepris avant fin mars pour des raisons de tranquillité du site.
Le problème grâve de l'assèchement du milieu a été évoqué . La source principale ne coule déjà plus et, dans la cariçaie un peu plus en amont, l'abaissement de la nappe menace la survie de nombreux carex . La cause de ce phénomène n'est pas vraiment élucidée : drainage récent effectué récemment sur le plateau au-dessus?, travaux de la rocade qui auraient pu couper une voie d'eau superficielle ?( le service des routes du conseil général n'y croit pas...), baisse des pluies?
Dans l'avenir peut être faudrait-il étudier un reméandrage du ruisseau dans le marais pour relever le niveau de l'eau? Cela pourrait se réaliser dans le cadre du futur contrat de rivière Reyssouze qui permettrait un financement des travaux ...
Sur le site de franchissement du Dévorah par la rocade il a été constaté la bonne qualité des travaux entrepris : -reméandrage, plantations, création de deux mares. Malgré les fortes eaux récentes qui ont nettoyé le fond de l'affluent provenant de l'Alagnier et de St Just; des signes de pollution subsistent . J'y ai relevé des taux de nitrates dépassant les 100mg/l ce qui est énorme. On soupçonne aussi une pollution thermique .
Les recherches sont à poursuivre . Nous avons demandé à l'IGN de requalifier ce petit cours d'eau en ruisseau permanent de façon que les arrêtés préfectoraux qui imposent une bande enherbée entre les cultures et le cours d'eau puissent s'appliquer.
On voit que le marais et ses richesse patrimoniales en sursit ne sont pas encore sauvés mais il y a toujours de l'espoir et nombreux sont ceux qui pensent qu'il y a quelque chose à tenter.


Comme chaque année, en fin d'hiver, des centaines et même des milliers de grenouilles rousses, de grenouilles agiles, de tritons, de salamandres et , un peu plus tard, de crapauds se mettent en route, sortant de leur cachette au fond des bois, pour rejoindre leur zone de ponte où ils sont sans doute nés eux-mêmes.
Certains parcourent plusieurs centaines de mètres, d'autres plusieurs kilomètres et ils doivent souvent traverser des routes . Par grands bonds pour les plus agiles, centimètre par centimètre pour ceux dotés de courtes pattes ils essaient de franchir les obstacles .
Des milliers de ces petits animaux, nécessaires à l'équilibre des forêts, des mares et des fossés se font écraser et les populations de nombreuses espèces sont en forte baisse .C'est pourquoi, depuis plusieurs années, des bénévoles se mobilisent ici et là pour les capturer et leur faire traverser les voies les plus dangereuses en toute sécurité.
Dans l'Ain c'est principalement la FRAPNA qui recense les zones d'écrasement et qui organise les sauvetages . ( Si vous avez repéré des petits cadavres réduits à l'état de carpettes sur le goudron avertissez cette association au 04 74 21 38 79 )Vous pouvez aussi vous porter candidat(e) pour aider à la récolte des animaux .
Dans les passages repérés, des bâches verticales conduisent les grenouilles en migration vers des eaux dans lesquels elles tombent . Une branchette est placée dans chaque récipient pour permettre aux petits mammifères qui y seraient tombés de regagner la surface avant de succomber au stress.
Cette année, quelques volontaires de la SNAA ( Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain )et de BNE ont donné un petit coup de main pour récupérer les amphibiens et les relâcher près de leur étang ou ruisseau de reproduction.
Encore merci aux volontaires qui se dévouent pour que ces espèces survivent en attendant que des installations pérennes soient installées par les responsables des routes notamment le département.
Légende des photos :
-Installation de capture
-Deux volontaires en plein sauvetage
-Une salamandre tachetée
-Quelques grenouilles et tritons au moment du
relâcher


En cliquant sur les images ci-dessous, visualisez (et imprimez si nécessité) le programme 2011 de nos sorties nocturnes en vélo « pédalez en soirée ». N’hésitez pas à venir découvrir ces sorties à thèmes d’une durée d’environ deux heures, avec bien sûr un vélo équipé réglementairement d’un éclairage en bon état de marche !
Posté par Raymond.


Le bas de la rue Teynière a été placé en zone de rencontre et c'est la première fois que cette disposition du code de la route, en faveur des piétons, est appliquée à Bourg.
Comment le décret du 30 juillet 2008 du code de la route définit- il ce nouvel espace nommé zone de rencontre ? ''C'est une section ou ensemble de sections de voies en agglomération constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers. Dans cette zone,les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/h.
Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l'ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.''
Cette modification de qualification de la voirie n'a, pour le moment, rien modifié en ce qui concerne la conduite des automobilistes, sans doute par ignorance de la réglementation. L'indication vitesse limitée à 20km/h est si petite! C'est pourquoi BNE a demandé à la municipalité de communiquer sur cette nouvelle réglementation.
En attendant que les automobilistes en soient informés , le piéton doit rester prudent.
Nous souhaitons que le projet de zone de rencontre du centre ville soit mis en place, en particulier pour les trois rues du centre ville et la rue Bichat pour que les piétons puissent se déplacer tranquillement .


Après une année 2010 qui ne s'était pas trop mal passée pour le ruisseau , le fond du lit ayant retrouvé , par endroits,un aspect plus favorable au développement de la vie, l'hiver 2011 est à nouveau marqué par une recrudescence de la pollution ( voir les photos en fin d'article).
A 1 km en aval du point de rejet d'une grosse exploitation agricole d'élevage les fonds sont colmatés et il est inutile d'y chercher des traces de vie à l'exception des tubifex, larves qui prolifèrent dans les déchets organiques.
Plus on remonte le ruisseau et plus on se rapproche de l'effluent polluant, et plus les " queues de moutons" prolifèrent . Ces queues de moutons se présentent sous la forme d" algues" blanchâtres ondulant dans le courant ;mais ce ne sont pas des algues : ce sont des colonies de bactéries, indices d'une forte pollution organique.
Cela fait plus de 10 ans que ce ruisseau est pollué et que BNE essaie d'intervenir auprès du syndicat de la Veyle ou auprès des pêcheurs, sans grand succès. La police de l'eau de l'ONEMA ( Office National des Eaux et des Milieux aquatiques) a déjà dressé plusieurs PV, tous classés sans suite . Certaines années la situation s'améliore un peu puis il y a des rechutes.
Les gardes chargés de verbaliser en ont "raz la casquette" et commencent à se décourager, et on les comprend.
Pour que la justice soit un peu plus motivée nous sommes donc intervenus auprès de la FRAPNA pour qu'un dépôt de plainte soit effectué . Cela ne garantit pas forcément une prise en compte de notre demande mais il ne faut pas laisser échapper cette chance . Pas d'appui à attendre des pêcheurs qui ont peur de se mettre à dos les agriculteurs et de se voir ensuite empêchés d'accéder à la rivière ...
Affaire à suivre....


Suite à notre demande de parking vélos sécurisé longue durée pour les habitants du centre ville, voilà la réponse de la mairie.
''Le service Déplacements a contacté la société SAGS gestionnaire des stationnements payants sur Bourg en Bresse, et vous propose une carte << piéton >>.Cette carte, délivrée gratuitement, vous donnera accès à tout moment de la journée, dimanche inclus, aux arceaux vélos du Parc des Bons Enfants.(en cas de perte, la nouvelle carte sera facturée 15 euros )
Pour cela, les cyclistes burgiens intéressés pourront s'adresser à l'accueil du Parking des Bons enfants (niveau -1 ), munis de leur carte d'identité pour obtenir une carte << piéton >> qui leur donnera accès gratuit au parking 24h/24, par l'ascenseur et la porte des escaliers.
Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter le service Déplacements au
04 74 45 70 90 ou la société SAGS au 04 74 23 76 88 ''


Cette fois ça y est : le Dévorah occupe son nouveau lit . Il n'y a pas beaucoup d'eau et il y a plus de zones calmes que de courants...L'affluent provenant de St Just via l'Alagnier a augmenté son parcours en plein air ce qui devrait améliorer son auto-épuration si des plantes aquatiques s'implantent dans son lit. Peut être faudra-t-il l'aider un peu en y installant quelques plantes épuratrices et nécessaires à la reproduction de certaines libellules. On verra au printemps . Les deux petites mares créées devraient se remplir d'eau au cours de l'hiver, ce qui n'est pas le cas pour le moment.
Nous suivrons de près l'évolution du ruisseau .
Légende des photos:
- Le Dévorah en aval des tunnels . Plantations sur toile de jute. Peu de courant, faible débit
-Trou d'eau à la sortie du ruisseau de "l'Alagnier", fonds encore propres mais est-ce que ça va durer ? Légère odeur d'égout un peu inquiétante. Une grenouille verte m'y attendait...
-Sortie du tuyau de l'Alagnier . C'est peut être là qu'il faudra installer quelques plantes épuratrices.
-Le ruisseau de l'Alagnier, en amont des tunnels. Photo témoin pour voir l'évolution des fonds au cours des mois prochains . Si la pollution est toujours présente les algues brunes et les colonies de bactéries caractéristiques vont vite s'y installer.
-En amont immédiat des tunnels, jonction entre le Dévorah à gauche et le ruisseau de l'Alagnier à droite.
-Le Dévorah, à la sortie du tunnel sous la rocade : faible débit


Jusqu'au 18 novembre se déroule une enquête publique concernant le renouvellement de l'autorisation d'exploitation et la demande d'extension de la zone d'extraction de granulats sur les communes de St Denis les Bourg et de Buellas au lieu dit "lac des dragages".
On se souvient que BNE a organisé à plusieurs reprises des sorties " vélo" ou pédestre sur le site.
La durée d'exploitation demandée est de 10 ans mais, au bout de 5 ans,un certain nombre d'aménagements auront du être réalisés . Le renouvellement d'autorisation d'exploitation porte sur environ 30 ha et la demande d'extension concerne environ 7 ha .
En fin d'exploitation il y aura 4 plans d'eau dont un consacré aux loisirs, un à la pêche et un destiné à devenir une "zone écologique" . A première vue les mesures compensatoires proposées sont intéressantes: - déplacement de plantes "protégées" -Création de radeaux de nidification pour oiseaux d'eau sur l'étang " naturel", installation d'observatoires de la faune, pose de nichoirs- reboisements avec essences locales, entretien d'une prairie humide - tracé d'un sentier de promenade autour du plan d'eau de loisirs et de celui des pêcheurs...
BNE a déposé quelques remarques sur le registre d'enquête : - nécessité de ne pas toucher au boisement humide au nord ( richesse écologique),souhait de l'installation de réserve permanente de pêche sur la zone de hauts fonds entre l'étang de pêche et celui de loisirs afin de mieux préserver la reproduction des poissons ( mais nous savons que sur ce point ce sont les pêcheurs qu'il faudrait convaincre), souhait de participer au fonctionnement du comité consultatif qui doit être créé pour donner son avis sur les aménagements proposés.
Avec de la patience et le voeu que le carrier respecte bien ses engagements ce secteur pourrait devenir une zone naturelle intéressante. Il faudra patienter un peu...
Légende de photos:
-L'ancien lit de la Veyle qui va disparaître pour devenir un lac.
-Dans le bois humide (peut être destiné à s'évanouir)
-Creusement du plan d'eau "écologique"
-Berge Est du plan d'eau de pêche,où vivent des plantes "protégées" qui seront déplacées (là aussi le lac devrait remplacer cette zone humide)
-Plan des aménagements prévus
-L'installation de dragage


On se souvient peut être du compte-rendu de plusieurs réunions de concertation qui ont regroupé le syndicat de la Reyssouze,l'agglo, la DDT ( direction départementale des territoires), la fédération de pêche,BNE et la FRAPNA car les travaux de franchissement du ruisseau risquaient d'impacter fortement cette zone sauvage en coupant une voie de déplacement de la faune tant aquatique!poissons, insectes) que terrestre ( sangliers,lièvres, chevreuils...)
Ce samedi 23 octobre, en compagnie de Michel Sarbach, autre membre du conseil d'administration de BNE, je me suis rendu sur les lieux pour voir où en étaient les travaux.
-Les tunnels de franchissement du ruisseau par la rocade et par la voie d'accès à Renault-Trucks sont pratiquement terminés de même que le nouveau cours du ruisseau en aval, sur plusieurs centaines de mètres . Les berges sont protégées de l'érosion par de la toile de jute dans laquelle des plantations de Carex et de Joncs ont été réalisées. Le fond du nouveau lit a été aménagé de façon irrégulière afin de créer des rapides peu profonds, des virages, des trous et des obstacles. Le fond des tunnels a été recouvert de matériaux grossiers, gravier, blocs afin de faciliter la progression des animaux qui voudraient s'y déplacer . Un puits de lumière a été créé entre les deux tunnels afin que les animaux hésitent moins à s'y engager . Une mare propice aux grenouilles et libellules a été comblée mais deux autres nouvelles mares devraient se remplir dès que le ruisseau sera effectivement détourné . Bref, ces aménagements correspondent à ce qui avait été demandé avec beaucoup d'insistance, notamment par la fédération de pêche et les associations. Seul l'avenir permettra de juger de leur efficacité.
Bien sûr, cela n'a pas réglé le problème de la pollution toujours présente et provenant de l'affluent qui vient de St Just et qui traverse en souterrain le hameau de l'Alagnier . Nous n'avons aucune nouvelle du résultat des analyses qui devaient être faites par Bourg et qui devait nous être communiqué . Nous relancerons bientôt la mairie pour en savoir plus . Nous pensions aborder à nouveau ce problème lors d'une réunion sur la protection du marais du Dévorah, réunion qui devrait avoir lieu avant la fin de l'année.
Nous ne savons pas non plus quel sera l'impact du rejet dans le ruisseau des eaux pluviales provenant de la rocade et lessivant les chaussées
( huiles, sel hivernal).
Voilà où l'on en est. Espérons que 2011 verra enfin le traitement des différentes sources de pollution et que le Dévorah redeviendra un ruisseau aux eaux propres.
Légendes des photos:
-Vue générale du chantier(on distingue au milieu, à gauche le tunnel de passage du Dévorah sous la rocade
-Intérieur du tunnel amont avec ses obstacles
-Le puits de lumière entre les deux tunnels
-La sortie du tunnel aval et le début du nouveau cours du ruisseau (encore à sec)
-Le nouveau cours et sa protection des berges
-Un zone plus profonde avec seuil
-Une autre zone plus profonde
-Plantation de plantes de zones humides
-Dans le bois
-Confluent entre l'ancien et le nouveau lit
-Le Dévorah en aval immédiat des aménagements ( zone envasée)
-Une future mare


à la suite de notre courrier à la Mairie, à moins que les travaux étaient déjà prévus ;-) , nous pouvons enfin voir (photos ci-dessous) le début de la piste/bande cyclable de la rue St Roch repeinte (bande blanche et pictogrammes "cycliste") et l'ancienne bande blanche effacée (photos 2 et 3) !!!
ça bouge à Bourg-en-Bresse !
**** posté par Raymond ****


Après une distribution d'un petit historique, René a emmené le groupe de cycliste au château de Saix (prononcez "SAIT"!) en bordure de la forêt de Seillon. Le nom du château viendrait de sa devise latine : « non mobile saxum » (immobile comme la pierre, solide comme le roc). Le château, qui ne se visite pas, était ouvert exceptionnellement pour BNE ! Nous avons pu découvrir (entre autres) les murs en carrons d'un mètre cinquante d'épaisseur, une maquette du château originel, le propriétaire et guide d'un jour, Monsieur Pierre CHAMBAUD, dans son tacot qui roule encore, et quelques salles à vastes cheminées de l'ancien donjon. Une visite instructive, même s'il ne subsiste plus que des photographies de l'usine de tuiles du début du siècle et son petit chemin de fer...
*** posté par Raymond ***


Un temps splendide avait incité le habitants de Bourg et de l'agglo à visiter les nombreux stands associatifs présents place de la comédie, place des bons enfants et devant l'ex collège Amiot.La mairie de Bourg avait installé une table recouverte d'une nappe, un panneau d'identification et un panneau d'affichage pour chaque association.
BNE était bien sûr présent avec un stand consacré au vélo et nombreux ont été les visiteurs. Certains connaissaient BNE et nous ont posé des questions diverses , d'autres ont fait notre connaissance.
Parmi les questions posées , en voici quelques unes notées par notre président :
-"Ne pourrait-on louer des vélos pour enfants auprès d'un centre de loisirs ?"
(L'atelier de réparation de vélos de la Reyssouze est là pour ce service)
-Au sujet du pédibus quelqu'un nous indique qu'aucune information n'a été distribuée aux familles dans une école primaire privée de Bourg.
( Nous allons nous renseigner auprès de la mairie)
-On nous signale des dangers repérés sur des contre-sens cyclables, derrière Notre Dame et rue du pressoir.
( Nous allons tester ces contre-sens et proposer des solutions)
-Certains demandent le développement des voies vertes.
-Pour le réseau cyclable il est demandé plus de continuité et plus de cohérence entre ce que fait la mairie, l'agglo et le département.
( Nous connaissons bien le problème ).
Notons que nous avons aussi eu la visite de nombreux enfants accompagnés de leurs parents car nous participions à un jeu. Cela a été l'occasion de tester un peu leurs connaissances et de leur expliquer ce que nous faisions.
En conclusion : un après-midi très positif qui a permis de nouer de nombreux contacts . Encore merci aux personnes qui ont tenu le stand et aux membres de BNE qui nous ont fait une petite visite amicale.
Maintenant rendez-vous au mercredi 15 septembre devant l'espace Claudel, pour notre prochaine sortie vélo " pédalez en soirée ":le tour des chapelles.


BNE y participe mercredi 15 septembre
1- A partir de 14h, découverte de 5 circuits urbains malins permettant les relations domicile- travail ou domicile-centre ville :
(Péronnas, Saint Denis, Fleyriat, Alimentec, Bouvent)
Vous pourrez les découvrir avec nous ou en autonomie avec des cartes distribuées .
2- A 18h30 , départ de la sortei "Pédalez en soirée" sur les thèmes des chapelles - Durée 1h30 Pot offert par l'Agglo au retour -
Rendez-vous Espace Claudel, face au marché couvert -
La semaine de la mobilité, c'est le moment d'essayer d'autres solutions de déplacement, le bus urbain , le vélo, le covoiturage, la marche à pied ...Et parfois l'essayer , c'est l'adopter !


Pour découvrir la véloroute n°6, vous pouvez prendre le TER (transport gratuit des vélos) à Bourg-en-Bresse direction Dijon et descendre à la gare de St Jean-de-Losne (photo 1) sans escalier. Direction centre-ville par la berge de la Saône (2). Traverser le pont et rejoindre la véloroute n°6 (3). Arrivé à l'embranchement du canal (4), suivre celui-ci par une belle piste (5), passer sous l'autoroute A36 et à l'Abergement-la-Ronce, ATTENTION, ne pas suivre les panneaux de la véloroute mais prendre au pont par la gauche du canal le chemin de halage (6) où les cyclistes découvrent une immense usine à gaz (ce que le détour cache aux visiteurs étrangers). Passer sous l'autoroute A39, puis longer le Doubs pour arriver à Dôle (7), cité natale de Pasteur (8) avec 25 km environ au compteur. Le retour se fait par le même chemin, pour reprendre le train à St Jean-de-losne pour Bourg-en-Bresse. Une sortie "écolo" au possible...
Des cartes à télécharger sur le site
http://veloroute6.free.fr
pour se repérer le long de cette belle voie cyclable.
posté par Raymond.


Retour en images sur la sortie pédagogique à Besançon des 29 et 30 mai 2010.
Le président nous a emmené avec nos vélos dans une remorque (n°01) pour découvrir les installations cyclables de Besançon.
Peu après l'arrivée nous découvrions des arceaux avec protection caoutchouc pour le vélo (02), les vélos en libre service (03), une rampe à vélos dans un escalier (04), des potelets anti stationnement de voiture le long d'une bande cyclable (05), des attaches-vélos dans un parking autos souterrain (06), les feux tricolores pour vélos (07), un tunnel à vélos (08), une bande cyclable arrêtée net (09) et une piste cyclable le long du Doubs (10). Après un clin d'oeil au Maire de Bourg (11), le casse-croûte a été pris sur les berges (12). Nicolas nous avait réservé une surprise pour l'après-midi : une manif à vélos en ville (13) avec l'association AUB. Nous avons pu découvrir au passage (14) un tricycle à pédale fait maison (15). Pour finir la journée, un petit tour sur la véloroute avec un arrêt au "relais vélo" (16) où nous avons pu essayer un vélo-couché (17). Le lendemain nous sommes partis faire un circuit à l'extérieur de la ville, malgré la pluie menançante. Une première crevaison (18) et nous découvrions une belle piste cyclable en propre (19). Un deuxième crevaison dans la forêt (20) et nous découvrions un pont à vélo (21) spécialement aménagé pour franchir la voie SNCF. De retour au centre d'accueil, un membre de l'association AUB (22) à répondu à nos dernières questions avant le retour à Bourg-en-Bresse avec près de 80 km dans les jambes.
posté par Raymond


Notre Fédération lance à partir du 1er septembre un jeu-concours national à destination du grand public sur le thème « Mon vélo bien équipé, c’est gagnant ! ». La participation est gratuite. Trois questions simples et ludiques vous seront proposées.
L’objectif est de sensibiliser les usagers actuels et futurs à l’importance d’un vélo de qualité, bien équipé et bien sécurisé.
Plus de 150 lots seront à gagner pour une valeur totale de 14 000 € : 15 vélos de ville dont deux vélos pliants, mais aussi des antivols de qualité, des sacoches et paniers, des gilets fluo et des pinces à vélo, des équipements d’éclairage, des accessoires et des chèques cadeaux... Un tirage au sort, parmi les bonnes réponses, désignera les gagnants.
Comment participer ?
1) Pendant la semaine de la mobilité (16 au 22 septembre 2010), des bulletins de participation seront mis à la disposition du public lors de notre sortie «Pédalez en soirée» du 15 septembre.
2) un questionnaire sera en ligne à partir du 1er septembre sur le site www.fubicy.org
Posté par Raymond


Quelques jours après l'envoi par BNE d'un courriel à la Mairie de Bourg pour signaler la non-finition de la bande cyclable rue des Baudières, nous découvrons ce mercredi 21 juillet 2010 la pose de 2 "potelets" en plastique et l'effacement de 2 carrés blancs de peinture à l'entrée de la bande cyclable !!! Coïncidence ?
article et photos de Raymond MOYA
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Ce dimanche matin le ciel est estival et les températures aussi . Direction le cours de la nouvelle Veyle pour savoir si la situation évolue ( pousse des arbres plantés ce printemps, tonte de l'herbe en bordure du plan d'eau, état du ruisseau de Chamambard.
A chaque visite j'ai l'espoir que la situation s'est améliorée et je suis aussi inquiet de découvrir de nouvelles atteintes à l'environnement...Que vais-je voir aujourd'hui ?
Dès que j'arrive le long du nouveau cours mes sourcils se froncent...La rivière est presqu'entièrement recouverte d'algues vertes filamenteuses, signe manifeste d'eaux chargées en nitrates . Ce n'est pas tout à fait une surprise car les eaux rejetées par les stations d'épuration de St Denis et de Péronnas sont d'une qualité fort discutable...et tout le monde le reconnaît.
Il va falloir absolument, s'il y a un nouveau contrat de rivière, que celui-ci porte ses efforts sur la qualité de l'eau sortant des stations d'épuration . Nous avons donc nous aussi nos " marées vertes", comme en Bretagne . Le drame de ces algues vertes c'est qu'elles consomment énormément d'oxygène la nuit et que cela peut aboutir à la mortalité de toute la faune du cours d'eau en cas de fort réchauffement ou de pourriture de ces algues.
Un suivi scientifique du cours d'eau a été mis en place, dans le cadre du contrat de rivière, et je suis persuadé qu'il aboutira aux mêmes conclusions .
Deuxième lieu d'observation : le plan d'eau .
Là il semble bien que le détournement de la Veyle se fasse déjà sentir par une amélioration de la qualité : les eaux sont bien plus claires et il semble y avoir beaucoup plus d'alevins que les années précédentes.
Je suis intervenu aussi auprès de la société de pêche de St Denis qui s'occupe de l'entretien des abords du plan d'eau, pour leur demander, en cas de fauche comme cela a été fait cette année , que seul un chemin de faible largeur soit tondu de façon à éviter le massacre de centaines de jeunes libellules issues du lac et qui , encore très maladroites après leur sortie de l'eau, viennent prendre des forces dans les grandes herbes proches et qui leur sont donc absolument nécessaires .
Une petite visite à "nos" Carex pseudo-cyperus qui avaient été déplacés pour éviter leur destruction m'a montré qu'ils se portaient bien et étaient en pleine fructification ( Enfin une bonne nouvelle !)
Troisième point : le ruisseau de Chamambard.
Son débit est très faible, ce qui est logique puisqu'une bonne partie de ses sources a disparu .
La partie amont ( 200 m environ non pollués) ne semble plus abriter d'Agrions de Mercure .
Plus bas l'exploitant agricole n'a rien trouvé de mieux que d'asperger de désherbant des orties qui poussaient le long du ruisseau . Inutile de dire qu'une partie de ces produits est allée dans le ruisseau comme le montre l'état des Berles ( plante aquatique nécessaire à la reproduction de l'Agrion de Mercure ) et qui sont en train de mourir...
On se demande pourquoi cette intervention car ces orties ne menaçaient nullement le champ de maïs distant de 5 à 6 m et séparé du ruisseau par une bande enherbée. Les orties sont nécessaires à la survie de plusieurs espèces de papillons et utilisent les nitrates du ruisseau pollué par les rejets organiques de ces dernières années.
Plus bas encore le ruisseau connaît une prolifération d'algues vertes ( lui aussi !) ce qui est mieux que les algues brunes mais ce qui n'est pas rassurant non plus.
En conclusion : il y a encore des efforts à faire, certains faciles avec un peu de bonne volonté mais d'autres plus onéreux mais qui deviendront absolument nécessaires.
Légende des photos :
-Voile d'algues au fond du ruisseau de Chamambard
--Orties arrosées de désherbant
-Carex en bordure du plan d'eau
-La nouvelle Veyle envahie d'algues vertes


Guidés par notre président, c'est la ferme des Bois de But qui était l'objet de notre sortie vélo en cette première belle soirée d'été. Soirée bien agrémentée, puisque après l'accueil et la visite de l'exploitation d'un troupeau de 200 chèvres avec stabulation et salle de traite , c'est un véritable repas champêtre qui était servi aux 32 participants: légumes divers accompagnés d'une sauce bien relevée façon Christian Jolly, appréciée par tous et bien sûr les fromages de chèvre du cru qui ont fondu à vue d'oeil ! Tartes et cerises pour couronner le tout : c'est un peu euphoriques que nous reprenions le chemin de Prébois admirant au passage les magnifiques percherons qui paissaient tranquillement dans les prés avoisinants...chevaux élevés aussi dans cette ferme immense qui organise chaque année une journée portes ouvertes autour du 15 mai , la dernière ayant attiré quelque 4000 personnes sur 2 jours ! Un petit magasin en vente directe de produits de la ferme (et d'autres producteurs environnants)permet également aux consommateurs que nous sommes de favoriser les circuits courts dans l'intérêt bien compris de tous. Une adresse à retenir :accès facile en voiture par la route de Marboz et en vélo par le chemin de Prébois !


Mercredi 16 juin, devant une importante assistance, à la salle des fêtes , cette opération a été présentée par le maire de Bourg . Plusieurs membres du conseil d'administration de BNE étaient présents .
"Bourg 2020" va comprendre trois phases:
-Celle d'aujourd'hui a pour but de présenter un état des lieux
-Une deuxième aura lieu au cours de l'automne et il s'agira de réfléchir ensemble à des solutions possibles aux questions qui se posent . Réunions prévues, auxquelles vous êtes tous invités
:(-"Habiter à Bourg en Bresse" mercredi 8 septembre à 18h30 à l'ancienne maison des syndicats -"Vivre et se déplacer à Bourg en Bresse" mercredi 15 septembre à 18h30 , ancienne maison de syndicats-"Quelle qualité de vie pour demain" mercredi 22 septembre,ancienne maison des syndicats-"Travailler et vivre ensemble" ( mercredi 29 septembre à 18h30, salle Daudet,entreprises, services et activités) et une réunion en octobre sur "le rayonnement de la ville".
Mr Gauthier a expliqué ce qu'était un PLU ( règles d'occupation et d'utilisation des sols) et Mme Duthu ce qu'est "l'Agenda 21" ( nécessité de changer les manières de faire, à l'échelon local , pour participer au sauvetage de notre planète)
Un cabinet d'urbanistes a ensuite présenté l'Etat des lieux .
-Occupation de l'espace:
Bourg couvre 2400 ha dont 1060 ha d'"espaces paysagers". A Bourg, les espaces verts représentent 41 m2 par habitant alors qu'il y en a 254 à Nantes.
Population :
Celle de Bourg est stable alors qu'elle s'accroît dans les communes périphériques . Un habitant sur 4 vit seul
Revenus:
47% des ménages sont imposés. Chômage à 7,6 %. 20 à 25 ù des habitants sont considérés comme pauvres (< 908 euros/mois. 62 % n'ont pas le bac . Il y a 27 % de retraités
Logements:
21000 logements à Bourg avec un accroissement annuel de 150 à 180 .
77% des logements sont collectifs ( 43 % de ceux-ci sont des logements sociaux)
Déplacements
flux de 170 000 véhicules/jour
Travailler et vivre ensemble:
2500 entreprises avec 32000 emplois. 45% de ces emplois sont publics.
86% des entreprises ont moins de 10 salariés. 45% des achats sont alimentaires et se font à 79% dans des grandes surfaces
Qualité de vie:
Amélioration de la qualité de l'air en 2008 et dégradation en 2009.
Après la phase de réflexion de cet automne on devrait voir émerger de nombreuses propositions.
Et la dernière phase consistera , en 2011, à une présentation des projets...
Remarques personnelles : De nombreuses questions se posent auxquelles il va être dur de trouver des réponses au cours de l'automne : par exemple, au hasard :
-comment financer une meilleure isolation des bâtiments existant ? Comment augmenter la population sans sacrifier l'espace ? De fait on en reste toujours à la volonté d'expansion qui grignote inexorablement les espaces naturels . Rien n'a été dit sur la mesure de l'évolution de la qualité des eaux ou sur la sauvegarde de la biodiversité ...Un jour les villes arrêteront-elles de tout dévorer autour d'elles ?
Que de travail sur la planche pour essayer d'entrevoir notre avenir sans oublier que la crise économique risque de bouleverser les projets et leur financement !
Bref, une réunion intéressante mais je suis comme St Thomas....
Je profite de cet article pour dire qu'aujourd'hui 17 juin nos pensées émues vont vers notre président Christian Jolly (et sa famille )éprouvé par le décès de son père.


Cette année encore, en cette fin de printemps,la FRAPNA a invité de nombreux naturalistes ( ornithologues, botanistes, entomologistes...) à se retrouver sur le terrain pour l'opération nationale des" 24h naturalistes".
Dans chaque département ces passionnés de nature étaient conviés à opérer des recherches floristiques et faunistiques sur de secteurs peu inventoriés et d'en communiquer les résultats à la population locale.
Dans l'Ain, cette année, c'est la commune de Chanay, dans le canton de Bellegarde, qui avait été choisie.
Une vingtaine de participants ont ainsi exploré le confluent de la Dorche avec le Rhône, les gorges de la même rivière et plusieurs zones de prairies et de forêts du Plateau de Retord.
Les recherches ont commencé dès vendredi soir 4 juin afin de repérer les chauves-souris, les amphibiens ( grenouilles crapauds) et certains oiseaux qui ne chantent que la nuit...et oui, chez eux, il y a des noctambules impénitents...
La partie la plus sportive a concerné le haut cours de la Dorche,entre falaises et forêts et là il a fallu souvent avancer à 4 pattes...mais ce secteur avait été laissé aux plus jeunes.
Tout le monde a remarqué les très faibles populations de libellules et de papillons . Près de 30 espèces d'oiseaux ont été contactées et des fougères intéressantes ont été découvertes dans les gorges.
Ce furent des journées de rencontre et de perfectionnement passionnantes, chacun s'enrichissant des connaissances des autres. On regrette cependant que la restitution des découvertes auprès des locaux ne soit pas plus efficace, le choix du dimanche matin pour la rencontre avec les habitants mobilisant peu de curieux.
Légende des photos :
-Recherche d'insectes au bord de la Dorche
-Au confluent du ruisseau avec le Rhône
-La Dorche
-Prairies du Retord
-A la recherche des papillons et des orchidées
-Repas de midi et discussions naturalistes


Devant les rumeurs de projet d'abattage de nombreux tilleuls à la sortie Est de Jasseron nous nous sommes émus et nous avons contacté le service des routes du Conseil général ainsi que le service environnement . C'est l'Agence routière et technique Bresse Revermont qui nous a apporté les précisions demandées .
La rumeur n'en était pas une puisque c'est bien la totalité des tilleuls qui sera abattue soit plus d'une centaine d'arbres . Il nous a été dit qu'ils étaient en mauvais état et que de grosses branches étaient déjà tombées et même certains arbres....Il nous a été aussi précisé que plusieurs accidents mortels avaient eu lieu ces dernières années et que " règlementairement parlant" (???) il n'était pas possible des mettre des barrières de sécurité.
Par contre une dizaine d'arbres de haute tige sera replantée à l'Ouest de Jasseron à proximité du passage sur l'autoroute . On nous a aussi déclaré que de nombreux arbres seront installés le long de la nouvelle rocade Nord-Est .
Il ne nous a pas été précisé la nature des essences choisies , ce qui a une certaine importance . Dommage que l'information des associations ou même des riverains ne soit pas faite automatiquement bien avant les travaux afin qu'un échange de points de vue puisse avoir lieu pour confronter les arguments des uns ou des autres . Il faut espérer que ceux qui nous sont présentés ne le sont que dans un souci de sécurité publique car on se souvient que dans un passé pas si lointain, une maladie du platane ( souvent provoquée d'ailleurs par des tailles faites sans précaution sanitaire ( désinfection des outils) a servi de prétexte à la mise à mort d'arbres monumentaux qui faisaient l'orgueil de notre département .


La sortie «pédalez en soirée» du 2 juin a emmené une quinzaine de cyclistes sur la commune de Buellas, très précisément entre ce village et Montcet, au niveau du cours d'eau du Vieux Jonc. Là les participants ont découvert la reconstitution d'une motte castrale, La Poype des Fées, qui existait réellement un peu plus loin mais avait été détruite par le propriétaire du terrain. Tour de guet sur motte (futur donjon), palissades (futur remparts), passerelle (futur pont-levis), douves et basse-cour ont été expliqués aux visiteurs d'un soir (voir photos). Le beau temps a été la cerise sur le gâteau de cette sortie découverte («je ne l'avais jamais vu...») pour la majorité des cyclistes.
signé Raymond MOYA


Réunion sur le terrain, mardi 21 juin, d'une quinzaine de personnes, afin de sensibiliser les agriculteurs locaux aux problèmes de la sauvegarde de la biodiversité , d'écouter leurs remarques et, éventuellement, de trouver un terrain d'entente...
Il y avait là le maire de Viriat, 5 ou 6 agriculteurs, un membre de la commission municipale de remembrement, des représentants de la DDT (ex DDA), du Syndicat de la Reyssouze,des associations Sympetrum ( étude et défense des libellules), BNE avec l'animation de la réunion par le CREN ( Conservatoire régional des Espaces Naturels).
Régis Krieg-Jacquier, responsable départemental du Groupe Sympetrum a rappelé les richesses naturelles de ce secteur : libellules, oiseaux, poissons....)dont la présence est conditionnée par les nombreuses sources de flanc de pente et par l'existence de certaines plantes aquatiques indispensables pour leur reproduction.
Il a souligné que ces richesses ne s'étaient maintenues au fil des ans que par le type d'exploitation des prairies.
Il a été demandé aux agriculteurs présents si ces prairies seraient maintenues après le remembrement, question à laquelle ils ont répondu positivement.
Le désaccord est apparu au sujet de l'entretien des ruisseaux qu'ils considèrent comme de simples fossés à curer . Les associations et l'administration ne sont pas contre cet entretien mais elles souhaiteraient que celui-ci soit fait par tronçons et étalé dans le temps sur plusieurs années afin que la faune patrimoniale puisse se réfugier dans les secteurs non touchés et recoloniser les secteurs curés car , si cet entretien est fait en une fois sur tout le linéaire c'est signer la disparition des espèces que l'on est censé protéger...
Si un accord de curage partiel avec un suivi permettant de juger des conséquences des travaux a pu être trouvé sur une parcelle,ce qui est une solution de sagesse, pour l'écrasante majorité du linéaire ça n'a pu être le cas ,les agriculteurs voulant un curage total. La discussion n'a pu avancer car les agriculteurs sont partis au cours de la visite sur le terrain...
Il faudra du temps pour convaincre


La sortie «pédalez en soirée» du 19 mai a emmené la trentaine de participants sur un circuit d'évocations de la Résistance dans l'Ain.
Passage obligé au Lycée Lalande, unique lycée civil de France a avoir reçu la Médaille de la Résistance, pour des faits rappelés brièvement par notre guide d'un soir.
Puis les cyclistes ont découvert des passages méconnus dans Bourg et Péronnas, à l'image des chemins détournés empruntés par les résistants pour éviter les patrouilles de l'occupant.
Arrêt à la stèle de Boby GAILLOT, un jeune blessé soigné à Nantua, capturé et torturé par la milice et dont le corps mutilé fût retrouvé à cet emplacement, en zone de Monternoz.
Enfin l'arrivée à la stèle du lieutenant Jean ANDRÉ dit «CLAUDE» sur la commune de St André sur Vieux Jonc, et évocation de sa fin tragique.
Cette sortie aura été l'occasion de redécouvrir que les bicyclettes pouvaient être "truquées" pour transporter des armes, et que les remorques à vélo étaient d'usage courant pour les résistants, faute de véhicule à essence.
signé Raymond MOYA


Si les tilleuls de la rue Jean Moulin ont été remplacés par d'autres essences et en moins grand nombre la rue ne sera pas cependant dépourvue de verdure .
De passage dans le quartier de Noirefontaine vous avez sans doute pu constater l'important déboisement qui y a été effectué, mais là aussi le conseil général promet qu'une surface équivalente sera reboisée . Par contre, à la sortie de Jasseron , la magnifique année de tilleuls vit ses dernières heures . Si tout est abattu c'est presque 180 arbres qui vont se retrouver par terre , et sans remplaçants cette fois . Il paraît qu'il y a assez d'arbres à proximité pour que que cette opération puisse avoir des conséquences sur la faune ou la flore ( d'après le même conseil général) . On oublie de dire que les tilleuls ne jouent pas le même rôle, notamment pour les abeilles que les chênes ou les frênes qui bordent cet axe un peu au -dessus .
Des accidents leur sont imputables . On leur reproche d'avoir sauvagement agressé et même tué plusieurs automobilistes . Leur condamnation à mort était inéluctable .On aurait pu placer des rails de protection, limiter la vitesse . Il a été plus facile et peut être un peu moins onéreux de les transformer en copeaux ou en bois de chauffage.
Juste avant la clinique Convert ce sont des platanes qui ont disparu et j'ai pu constater, comme vous sans doute, que des particuliers avaient disposé sur les platanes restants des affichettes indiquant "arbres dangereux" . Je plains les gens qui ont eu des accidents dans ce secteur mais je rappellerai que la vitesse y est limitée à 50 km/h .
Alors, quel avenir pour nos arbres des bords de route ?


24 cyclistes pour notre première pédalée en soirée et un grand soleil à l'horizon de notre petite randonnée plein ouest ! Des explications techniques abondantes pendant une heure par les propriétaires des lieux : la maison à ossature bois dont ils rêvaient,ils l'ont faite en utilisant un maximum de techniques favorisant les économies d'énergie : ouate de cellulose injectée dans les murs , puits canadien pour tempérer la maison, chauffage de l'eau par 4 m2 de capteurs solaires, cheminée à foyer fermé, 2 murs en briques de terre crue pour rechercher l'inertie : rien n'a été négligé pour réduire les consommations d'énergie : résultat une facture d'électricité réduite à 500€ par an et 0 pour le gaz ! à laquelle il faut bien sûr rajouter le coût du bois de chauffage. Au total une belle performance énergétique primée par la Région Rhone Alpes et un plaisir manifeste à faire visiter leur installation ! Merci à eux
et rendez vous au 5 mai


Accompagné de Régis Krieg-Jacquier, botaniste et odonatologue du Groupe Sympétrum je me suis rendu sur le site du marais et du ruisseau pour en constater l'état, après un hiver assez froid.
1°) Le marais du Dévorah:
Il est en eau mais les mares sont recouvertes d'un film d'algues vertes important, plus important que les autres années , ce qui laisse penser que la qualité de l'eau laisse à désirer. Le cresson de fontaine refait son apparition alors que l'on ne savait pas si on le reverrait rapidement après ses déboires de l'été dernier .C'est un espoir pour le retour de l'Agrion de mercure mais il faudra attendre le mois de mai pour savoir si la petite libellule bleue est revenue.
Les pontes de grenouilles rousses sont assez nombreuses . Espérons qu'il n'y aura pas de période de sécheresse afin que les tétards puissent accomplir tout leur cycle de développement, ce qui n'avait pas été possible l'année dernière.
Un SDF (?) semble s'être installé derrière la station de relevage des eaux de la ville de Bourg et les vieilles chaises, seaux, sacs plastiques , détritus divers et excréments s'accumulent , même dans le marais.
Les branches d'arbres abattus ( clandestinement ?) sur la propriété Convert qui empiète sur le marais sont toujours couchées sur une partie de la zone humide . Cela a été signalé à la mairie qui ne peut pas faire grand chose, vu que ce sont des terrains privés . Je me demande si ces abattages ne se sont pas faits d'ailleurs à l'insu des propriétaires car un autre arbre a aussi été abattu et débité sur la partie du marais appartenant à Renault-Trucks et là je suis sûr que l'entreprise n'y est pour rien...
2°) Le ruisseau du Dévorah:
Le fond de son lit est entièrement tapissé de longs cheveux d'algues brunes, depuis le pont sur le route de la Croix blanche jusque, en amont, au point de confluence avec l'émissaire provenant de la Chagne, de l'Alagnier et de St Just . C'est le signe d'une forte pollution . De ce fait, cette année, la rare et menacée Lamproie de Planer ne semble pas s'être reproduite ( pas de frayère repérée) . Si cela continue il faut s'attendre à sa disparition et il ne restera alors plus qu'un ruisseau dans le département pour en abriter une population florissante.
Il va bien falloir que les sources de pollution soient clairement identifiées et traitées.
3°) La partie haute du Dévorah :
Là, le ruisseau est magnifique, eaux claires fonds de sable et gravier. Dans la partie sommitale, en amont du lavoir, encadré par des buissons de ronces quasi impénétrables, nous avons découvert ce printemps un petit secteur avec sources et nombreuses plantes aquatiques très favorables à la reproduction de l'Agrion de mercure . Il faudra y revenir en mai. Avec surprise nous y avons aussi noté une petite fougère inhabituelle et qui va être soumise aux spécialistes pour confirmation, mais il se pourrait bien que nous soyons en présence d'une plante rare et protégée.
En conclusion donc : confirmation d'une zone à fort potentiel naturel mais état déplorable, en aval, de la qualité des eaux . Il faut espérer que les futurs gestionnaires arriveront à traiter ce problème de pollution.
Légende des photos :
-Confluence,Dévorah, ruisseau de l'Alagnier ; on voit bien l'aspect différent du fond entre le dévoral ( en haut) et son affluent (en bas)
-Les détritus ( sans commentaires)
-Les algues vertes sur les mares


Journée vélo du 11 Avril 2010 avec nos amis lyonnais de Lyon Vélo.
Le point de rencontre : La gare de Bourg . Le départ est prévu à 11 heures , le train venant de Lyon emmenant vélos et «pédalants» arrivant à 11 h01 . Mais de train , il n'en n'est plus question : la grève étant bien installée ...Etienne ,Michèle et Philippe décident de venir en voiture ,les vélos bien amarrés sur le toit !Le beau temps est installé et le vent du Nord commence à se lancer . Nous partons direction St Denis , empruntant les chemins tranquilles .Vent de côté puis de face nous continuons vers Buellas,Moncet,Vandeins.Arrêt à la poype aux fées de Buellas avec commentaires de Gérard.
Montées , descentes , surtout montées ,nous conduisent à Vonnas .Nous avons tout le loisir d'admirer le paysage , les champs fraîchement labourés ,les cerisiers en fleurs et les talus jaune de pissenlits . A Vonnas nous partageons un pique nique dans un jardin public où nous assistons
à une scéance de photos de fiançailles , les jeunes filles en robes très colorées posant près des vélos !
Toujours vêtus de nos coupe-vent ou autres gros pulls nous reprenons la route pour Neuville . Vent arrière un moment , on apprécie ! Crevaison ! Vite réparée par les experts , les autres profitant de l'arrêt ,soit pour continuer une sieste soit pour bavarder à l'abri d'un mur !
Belle petite route le long d'une rivière , puis à travers champs ,moins de montées mais elles sont plus «raides» ,on souffle au sommet...et on dévale l'autre versant !
Journée très appréciée par tous ! Etienne et Michèle nous invitent à venir pédaler à Lyon une prochaine fois , Philippe nous propose Paris où il habite ...


Malgré les actions entreprises par BNE : lettre au maire de Viriat et aux services de voirie de la commune, distribution de tracts explicatifs dans les boîtes aux lettres des habitants du quartier ,le lavoir de la Perrinche, a été à nouveau " nettoyé" en ce début d'avril . Quelques spécimens des plantes rares ont pu être récupérés dans les monceaux de plantes aquatiques diverses rejetées sur les rives . Elles ont été remises dans le bassin...Qui est responsable ? On ne peut pas déposer plainte pour destruction d'espèce protégée car, la plante ayant été considérée comme disparue en Rhône Alpes aucune mesure de protection n'a été prise à son égard...
Nous sommes vraiment scandalisés par un tel comportement . Le Conservatoire botanique de Gap, responsable du secteur va être informé et nous allons essayer d'enquêter .
Suite, une semaine plus tard. Notre enquête a montré que ni la commune ni les voisins du lavoir n'étaient impliqués . Ce sont des jeunes filles qui sont venues s'amuser ici et qui ont retiré de l'eau une partie de sa couverture végétale. Pour éviter un nettoyage ultérieur, peut être plus drastique, nous avons préféré prendre les devants et nous avons nous-mêmes enlevé une partie de la végétation ( 1/4 environ) en prenant bien soin de remettre à l'eau les rares renoncules à feuilles de lierre et quelques tritons palmés, pris dans le fouillis extrait. L'alerte aura été chaude mais l'irréparable a été évité...ouf !
Légende de la photo: le "lavoir" après notre intervention; on voit que nous n'avons pas tout enlevé...
Merci à Régis Krieg Jacquier, de Viriat, qui m'a aidé pour cette opération d'entretien.


Est-ce l'attrait pour les élections régionales ou la menace météorologique, toujours est-il que nous n'étions que 9 au départ de cette randonnée qui devait nous conduire sur les rives de la Veyle, à cheval sur les communes de St Denis les Bourg et de Buellas.Les lourds nuages qui s'amoncelaient dans le ciel en découragèrent plus d'un...Et pourtant la pluie nous a épargnés et la promenade de découverte du nouveau lit de la rivière s'est effectuée dans de bonnes conditions.
Les sous-bois étaient illuminés par la floraison des blanches anémones sylvie tandis que les renoncules ficaires, dorées comme des boutons d'or,décoraient plutôt les lisières.
Longeant les bois, peu après le moulin de Chamambard , nous avons identifié les roulades des rouges gorges et du troglodyte mignon tout en essayant de surprendre l'un des ragondins qui fréquentent habituellement ce secteur.
Arrivés près des rives un peu nues du nouveau tracé de la rivière nous avons levé deux craintifs chevaliers culblanc vite disparus avec leur vol rapide et louvoyant. Des bergeronnettes grises,fréquentaient les prés faisant ici une petite halte sur le trajet de leur retour printanier. Les pinsons des arbres n'étaient pas en reste pour chanter la nouvelle saison mais nous ne les vîmes pas de près.
A proximité du plan d'eau un Rouge queue noir, de retour d'Espagne, nous attendait, perché sur un buisson .
Sur l'eau, au large, patrouillaient des groupes de grèbes huppés sous le regard des grands cormorans, perchés sur les arbres d'un îlot . Les colverts n'étaient pas nombreux car la profondeur des eaux ne leur permet d'atteindre que difficilement leur nourriture : ce ne sont pas des canards plongeurs.
Quelques sifflements : c'étaient deux buses qui nous signifiaient ainsi leur agacement d'être dérangées sur leur territoire . Ces humains sont d'un sans gêne! Quant aux croassements peu harmonieux à nos oreilles d'une colonie de corbeaux freux nichant dans une peupleraie proche nous n'y étions pour rien, ces oiseaux étant naturellement bruyants...
Des explications furent données sur le pourquoi d'un nouveau tracé de la Veyle et sur les projets d'aménagements de trois plans d'eau : un pour les loisirs nautiques, un pour la pêche et un pour les oiseaux...mais ce n'est pas pour tout de suite...
De nombreux arbrisseaux avaient été plantés et il faudra attendre quelques années pour qu'ils redonnent aux rives de la rivière un aspect moins dénudé . Nous avons aussi constaté que les plantes protégées dont nous avions surveillé le déplacement étaient toujours en place et nous sommes revenus à notre point de départ en suivant le ruisseau de Chamambard, pauvre cours d'eau qui a perdu les 9/10 de son débit et qui n'a plus assez de courant pour nettoyer son lit des débris divers qui y tombent . Ses eaux ne semblaient cependant pas trop polluées. Pourvu que ça dure !
Arrivés aux voitures nous avons eu droit à un petit goûter traditionnel et nous nous sommes séparés en regrettant un peu de n'avoir pas eu plus de participants. Ce sera pour l'année prochaine !
Merci à Jean Marc pour ses photos que j'ai rajoutées aux miennes...




A chaque fin d'hiver le même scénario se reproduit : des centaines et même des milliers de grenouilles rousses, agiles, vertes, des crapauds communs, des tritons et des salamandres quittent leurs abris hivernaux dans les bois : trous dans le sol, dans de vieilles souches, sous les feuilles, pour rejoindre les mares, ruisseaux ou étangs où ils vont pondre . Pour certaines espèces les mâles partent en premier, pour d'autres ces derniers s'agrippent aux femelles et se font transporter, ce qui est sans doute moins pénible car les distances se comptent parfois en kilomètres, mais comme ces dames sont en général le sexe fort , elles se dévouent...
Seulement les voyages sont semés d'embuches et les routes à traverser provoquent des massacres . Comme toutes ces espèces sont en nette régression, des particuliers et des associations ont décidé de leur venir en aide pour traverser les points névralgiques .
Ainsi, depuis plusieurs années, la FRAPNA , après avoir recensé les lieux de traversée, installe pour presque deux mois, sur la commune de Lent, un barrage empêchant les amphibiens de franchir une route dangereuse . Ces petits animaux sont guidés vers des seaux enterrés dans lesquels ils tombent. Reste ensuite aux volontaires à aller les récupérer chaque matin et à les relâcher de l'autre côté de la route.
Cette année je me suis porté volontaire pour aller chaque vendredi matin, de bonne heure ( car les animaux migrent surtout la nuit et il ne faut pas les laisser macérer trop longtemps au fond des seaux) procéder au déplacement par dessus la route.
Pour la première opération j'étais en compagnie d'un naturaliste de la FRAPNA, Rémy , qui me donna les derniers conseils . Nous avions de la chance car la pluie de la nuit précédente avait donné un coup d'accélérateur à la migration . Nous récupérâmes ainsi en quelques minutes pas moins de 645 animaux: 2 grenouilles vertes, 14 tritons alpestres,85 tritons palmés, 521 grenouilles rousses et 23 grenouilles agiles...peut être un record.
Le 5 mars je décidai de solliciter Michel Martelat pour me donner un coup de main mais le coup de froid de la nuit avait stoppé net le déplacement des animaux et le sauvetage ne porta que sur 7 grenouilles rousses .
Dès que la douceur reviendra la migration reprendra et nous verrons arriver les crapauds communs qui sont beaucoup plus frileux.
Dans l'avenir devrait être installé un " crapaud-duc" c'est à dire un passage souterrain avec barrières de chaque côté de la route de façon à ce que les interventions humaines ne soient plus nécessaires.
Espérons que tous ces amphibiens trouveront un lieu pour pondre car, cette année, leur étang habituel vient d'être mis en assec. Heureusement il reste des mares .
Légende des photos:
1)L'obstacle à franchir pour atteindre l'étang
2)Cadavre sur la route
3)On distingue le barrage et l'un des eaux de récupération
4)Quelques grenouilles rousses transies(il a gelé)
5)Michel note les captures


Le décret du 30 juillet 2008 du code de la route stipule que dans les zones 30 et de rencontre:'' toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes,sauf dispositions différentes prises par l'autorité investie du pouvoir de police ''.
D'autre part :Les dispositions (....) relatives à la circulation des cyclistes sur les chaussées à double sens des zones 30 sont rendues applicables, en ce ce qui concerne les zones 30 existantes, par arrêté de l'autorité investie du pouvoir de police de la circulation qui devra intervenir au plus tard le 1er juillet 2010.
Cette semaine vous pourrez expérimenter les double sens, mis en place par la municipalité, rue des Bons Enfants et rue du Docteur Hudellet.
Vos remarques seront les bienvenues.
J-M Pauget


En 2006, la communauté de communes de Bourg, l'AGGLO s'est prononcée dans le cadre du Plan de Déplacement Global (PGD) sur une cartographie du réseau d’itinéraires cyclables intercommunal, ainsi qu’une Charte des Aménagements Cyclables. Mais depuis rien n'avait été fait pour la mise en oeuvre.
Aujourd'hui, pour développer la partie déplacement doux décrit par la PGD, Bourg en Bresse Agglomération ( BBA) lance une étude relative au stationnement des vélos et au jalonnement cyclable.
Sous la présidence de Madame la Vice Présidente aux transports , Sylviane Chene , s'est déroulée la première réunion de travail . Les élus et chefs de services de la voirie des communes de Bourg en Bresse Agglomération , le représentant du Conseil Général ( absent ) et les associations de cyclistes CBCA et BNE avaient été invités.
M Roche du bureau d'études choisi par Bourg-en-Bresse Agglomération nous a présenté sa mission: faire une étude sur les lieux d'implantation et proposer des types d’installation des parcs de stationnement pour les vélos , définir une signalétique spécifique cyclable pour jalonnement des trajets définis par la PGD. Là , comme vous pouvez le constater sur la carte , les trajets empruntent des itinéraires très fréquentés sans équipement cyclable particulier. Des circuits parallèles vont être identifiés et jalonnés.
Ce qui est positif:
- les communes vont faire part de leurs projets en équipements cyclables .
- une programmation financière et de réalisation va être fixée pour les parkings vélos et le jalonnement.
-des trajets complets continus vont être jalonnés
Ce qui est négatif:
- le jalonnement (mise en place de panneaux indicateurs) sera mis en place sans que l'équipement cyclable ne soit réalisé. La mise en place des «circuits malins» ne va t' elle pas retarder la réalisation des équipements cyclables nécessaires demandés par la PGD ?
J-M Pauget
Pour ceux qui veulent accéder à la carte du réseau cyclable défini par la PGD
Aller sur le site Bourg en Bresse Agglomération :Valider
Sélectionner projets puis Zoom sur le volet''mode doux'' de la PGD


Voici la liste des actions entreprises et quelques commentaires sur réussites ou échecs:
-Essai de sauvetage d'une espèce botanique rare dans le lavoir de la Perrinche ( Viriat), menacée par des curages du lieu. Nous avons alerté la FRAPNA qui a, en collaboration avec le Groupe Sympétrum ( étude et défense des libellules) contacté la mairie de Viriat pour publier un article de sensibilisation dans le bulletin municipal ( cet article n'a pas été publié à ma connaissance, malgré l'accord du maire). Nous avons aussi rencontré sur le terrain le responsable du service des espaces verts qui a promis de nous associer à tout nouveau nettoyage fait par la commune. Pour essayer de sensibiliser les riverains , qui opèrent aussi des nettoyages "clandestins"nous avons distribué dans les boîtes aux lettres du quartier le document illustré produit par le Groupe Sympétrum . Y aura-t-il des résultats positifs ?
-Remembrement de Viriat :
Nous avons déposé nos remarques sur le registre d'enquête publique car des curages drastiques de fossés abritant deux libellules " protégées" et un poisson rare étaient prévus, menaçant l'avenir de ces espèces. Deux réunions ont eu lieu en mairie de Viriat ( élus , associations, membres de la commission de remembrement,bureau d'étude, maire, administration, CREN, FRAPNA) . Quelques propositions concrètes mais pas d'engagement ferme. Que va-t-il se passer maintenant ? Nos propositions seront-elles entendues ?Les agriculteurs du secteur semblent plus partisans de drainages et de curage que de biodiversité...
-Drainage des prairies humides de la Perrinche . Ils ont été effectués malgré l'intervention de la police de l'eau, alertée par le groupe Sympétrum . Si les fossés créés ne sont pas nettoyés chaque année , la végétation aquatique pourrait se réinstaller et avec elle les espèces patrimoniales menacées. Au cours d'une réunion à Viriat nous avons appuyé le groupe Sympetrum dans son action .
(A suivre donc)
-Déplacement de la Veyle sur la commune de Buellas.
Nous avons alerté le syndicat intercommunal sur la présence d'une plante protégée poussant sur une rive du plan d'eau qui risquait d'être affectée par des remblais. Nous avons été entendus et l'on nous a chargés de marquer l'emplacement de la dizaine de plants concernés et de conseiller l'entreprise chargée des travaux, lors de l'opération de déplacement des Carex . Ceux-ci ont bien repris . Merci à la Société des Naturalistes de l'Ain qui nous a prêté un botaniste pour l'identification des plantes concernées ( car les variétés de Carex sont nombreuses);
-Intervention auprès du même syndicat pour préserver un tronçon de l'ancien lit de la rivière qui sert de zone de reproduction pour les grenouilles et les Tritons. Il était question de le combler . Il sera épargné, ce qui est une bonne nouvelle.
- Ruisseau de Chamanbard:
Les faibles sources en amont ont été définitivement détruites par le passage du lit de la Nouvelle Veyle et il n'a pas été possible d'obtenir d'aménagement car les responsables craignaient que la Veyle n'emprunte cette voie lors d'une crue importante. Pauvre ruisseau, réduit à un ridicule filet d'eau sur toute la partie amont de son cours et toujours menacé de pollution agricole sur la majeure partie de son tracé!
-Participation au recensement des espèces patrimoniales dans le marais et le ruisseau du Dévorah , en collaboration avec la FRAPNA, la fédération de pêche, le groupe Sympétrum ; sous la coordination du Syndicat de la Reyssouze et en association avec la commune de Bourg , le Conseil général et le CREN.
Malgré la sécheresse de cet été plusieurs espèces tant piscicoles , botaniques et entomologiques ont été découvertes. Le dossier avance et on peut espérer que 2010 verra se concrétiser une gestion des lieux.
Au cours de l'été nous avons aussi visité le chantier de la rocade avec un membre du service des routes du Conseil général, lors de notre enquête sur les causes possibles de l'assèchement du marais,qui ne s'était encore jamais produit.Pas de véritable conclusion à en tirer mais on peut penser que la sécheresse exceptionnelle a été la cause principale de cet assèchement.
-Nous avons été très inquiets au sujet des modalités de franchissement du Dévorah par la rocade car la pose d'une grande longueur de tuyaux de diamètre insuffisant allait rompre toute communication faunistique ( poissons, mammifères...) entre les marais de l'Alagnier et celui dit du Dévorah . La fédération de pêche est intervenue auprès du conseil général qui a accepté de modifier ses projets ( augmentation du diamètre des tuyaux, création d'un puits de lumière pour rendre attractif le passage en souterrain du ruisseau , aménagement d'un bassin de décantation et de rétention des eaux pluviales provenant de la future rocade ....
Il reste quand même des inquiétudes car on ne sait pas quelle sera l'influence des rejets d'eau salée en hiver sur la population très sensible de Lamproies de Planer . On ne sait pas non plus si le dispositif de franchissement souterrain sera emprunté par la faune.
Alors disons que l'avenir reste incertain.
-Des problèmes de pollution chronique ont été constatés en plusieurs endroits sur le Dévorah . Nous avons alerté la mairie et le syndicat des propriétaires du hameau de l'Alagnier, d'où aurait pu provenir une partie de la pollution . Nous n'avons pas encore de résultats;
-Nous nous sommes rendus sur une zone de prés humides en face de l'orphelinat de Seillon, zone concernée par un vaste projet de lotissement ( Péronnas) . Le milieu est intéressant , comme l'a constaté un botaniste de la SNAA qui nous a accompagnés,mais ne renferme pas de plantes très rares . Il serait souhaitable toutefois que la mare soit recréée un peu à l'écart , en profitant des sources pérennes qui existent. Nous souhaitons aussi que l'égoût immonde,à ciel ouvert qui traverse le terrain soit relié au réseau d'assainissement .
-Nous n'avons rien pu faire contre l'abattage de nombreux arbres dans le parc de la Charité et sur le site de la caserne Aubry . Même avertis à temps, ce qui n'a pas été le cas aurions nous été écoutés ?
-De même n'avons nous pas pu empêcher l'abattage des trois lignes de tilleuls de la rue Jean Moulin, à Bourg .Bien sûr il y aura là de nouvelles plantations mais pour combien d'arbres et de quelles essences ?
-Nous avons participé à une réunion d'information organisée par ORGANOM pour présenter le projet de méthaniseur dans les bois de la Tienne . Nous sommes intervenus pour essayer d'être rassurés sur le traitement des odeurs et sur la non utilisation des boues de la station d'épuration dans la composition du compost . Pour le premier point on nous assurés qu'il n'y aurait pas de problème et pour le deuxième point que les boues d'épuration ne seraient pas utilisées pour ne pas faire baisser la qualité du produit . Ah, bon ! ces boues ne sont-elles donc pas de bonne qualité ?
Nous avons déposé nos remarques sur le registre d'enquête publique concernant le boisement de plus de 30 ha, compensatoire aux déboisements équivalents devant être réalisés dans les bois de la Tienne . Nous aurions souhaités qu'ils soient réalisés à proximité immédiate de cette forêt en utilisant les champs de maïs très pollués , mais ORGANOM n'a pas voulu se mettre à dos le monde agricole , le maïs ayant pour certains plus d'intérêt que la forêt . C'est dommage ! Ces boisements seront donc réalisés dans différents coins du département...Ce n'est pas l'idéal.
-Nous nous sommes aussi intéressés au marais de Vial ( Polliat) avec la pollution de l'Iragnon, petit ruisseau autrefois à truites ( les pauvres ont disparu) par un effluent provenant d'un hameau de la commune et traversant le marais où, rappelons le, existe une importante station de pompage fournissant en eau ( encore potable) des centaines d'habitants....Cela se passe de commentaires !
- Notre sortie pédestre de printemps autour des falaises de Jarbonnet ( Hautecour-Romanèche) a été un succès . La prochaine, en mars , aura lieu le long du nouveau cours de la Veyle et des berges du plan d'eau de "Granulats Rhône-Alpes (St Denis et Buellas)
En conclusion une année mitigée au point de vue résultats positifs mais l'espoir persiste...Des progrès ont été faits !


On se souvient de l'action entreprise par différentes associations pour essayer de sauver une zone de grand intérêt naturel sur la commune de Viriat :
-ancien lavoir abritant une plante unique dans la région Rhône-Alpes,
-Prairies humides avec sources et ruisselets d'eau limpide abritant deux espèces de libellules menacées à l'échelle européenne .
Des réunions de concertation ont déjà eu lieu et, en ce qui concerne le lavoir, un projet d'article à publier dans le bulletin municipal de viriat a été élaboré par l'association "Sympétrum" et par la FRAPNA.
Pour éviter un nouveau "curage" du lavoir des contacts ont été pris par BNE et Sympetrum avec le service " espaces verts" de Viriat . Celui-ci nous a assurés qu'en cas de nettoyage ils feraient appel à nous pour les aider à épargner cette plante remarquable . Malheureusement, il semble que des riverains sans doute bien intentionnés mais mal renseignés sur les enjeux naturels de ce petit plan d'eau , procèdent aussi de temps en temps à des "nettoyages" qui mettent en péril la survie de notre petite plante aquatique et flottante.
C'est pour essayer de résoudre ce problème que BNE a distribué dans les boîtes aux lettres du quartier de la Perrinche un document reprenant l'article qui devait être publié dans le bulletin municipal, et qui ne l'a pas été ( on ne sait pourquoi...)
Espérons que les " nettoyeurs" bénévoles se renseigneront avant d'opérer à nouveau . Nous leurs proposons même notre aide.


On dit parfois que le nombre "13" porte bonheur . Ce n'est pas ce que pourront dire, depuis un autre monde, les 13 vieux platanes de la caserne Aubry qui ont été abattus en cette mi-janvier, peut être pour une noble cause puisqu'il s'agit de construire des logements sociaux sur leur emplacement.
Il n'en reste pas moins que la liste des arbres abattus sur la commune de Bourg s'allonge( parc de la Charité,rue Jean Moulin...et peut être d'autres que j'ignore) . Ces arbres d'un certain âge présentaient l'avantage de produire de l'oxygène, d'abriter des oiseaux et de mettre un peu de verdure à proximité d'un axe de pollution : le boulevard maréchal Leclerc.
Dans un avenir plus ou moins proche ce sont ceux du site de la caserne Brouet qui passeront "l'arme à gauche".Bien sûr on en replante aussi quelques-uns, il faut être juste, mais le bilan reste déficitaire.
Nous ne sommes que des témoins plus ou moins impuissants...
" Il faut construire dans les espaces libres " entend-on dire. Oui, et quand ces espaces seront construits...? Les villes s'étendent comme des cancers au grand plaisir de certains qui voient toujours plus grand . C'est ça le développement durable ?
Il faut utiliser tout l'espace pour le logement,l'industrie, l'agriculture, les loisirs . Même les falaises ,et leurs hôtes qui semblaient à l'abri du dérangement humain,perdent leur tranquillité séculaire avec l'extension de la varappe, du vol libre, des via-ferrata . Le monde sauvage fond à vue d'oeil et avec lui la biodiversité . Quel monde préparons-nous à nos descendants ?
P. Roncin


Bourg-en-Bresse, le 12 janvier 2010.
Avec la neige qui est tombée depuis vendredi 8 janvier, la ville de Bourg-en-Bresse ne s'est pas occupé des pistes et bandes cyclables. Résultat : pleines de neige et de glace aujourd'hui, elles servent de parkings sauvages gratuits aux voitures et même aux camions !!! Et avec le manque de sel en réserve, les cyclistes vont devoir attendre « la fonte des neiges » pour pouvoir circuler à nouveau...
Question : ne peut-on obliger une municipalité à au moins dégager les pistes cyclables à contre-sens (voir photos ci-dessous) ? Car du coup des détours dangereux sont imposés et comme pour l’obligation du port du casque, le résultat est que le nombre de cyclistes diminue et le nombre de voitures en ville augmente…
Pour une ville qui se targue d’avoir la plus grande zone 30 de France, cela augure mal de la mise en place généralisée des contre-sens cyclable !
Pour l’association BNE,
Raymond MOYA


Non, je ne vais pas vous parler des oiseaux migrateurs qui ont quitté cet automne notre pays pour des cieux plus cléments . Une partie ne reviendra pas mais c'est la nature qui veut ça . Certains tentent même d'hiverner chez nous, trompés par un automne clément , comme ce couple de Rouges queues noirs, présents encore hier devant ma maison de St Denis les Bourg . Le froid est arrivé et ils n'auront plus le temps de descendre jusque dans le midi ou en Espagne; Ils sont malheureusement condamnés .
Le sujet de cet article ce sont les trois rangs de tilleuls de la rue Jean Moulin ( cf un article précédent). Malgré notre intervention ils ont été arrachés en cette mi-décembre et cela fait un grand vide . D'autres seront replantés . Mme Duthu m'a indiqué qu'elle avait demandé que les nouveaux sujets soient le plus gros possible .
Devant la demande de sauvegarde de certains riverains et notre propre demande, la mairie a fait réaliser une enquête auprès des riverains . Dans quels termes ? Beaucoup d'habitants du quartier ont de tels problèmes que l'aspect environnemental ne doit sans doute pas être le plus gros de leurs soucis( à juste titre d'ailleurs)...et si on leur a dit que l'on allait les remplacer...alors pourquoi pas .
Enfin cela fait toujours mal au coeur de voir disparaître en quelques minutes des arbres qui ont mis des années à pousser .
Certains croissaient trop près d'un immeuble...oui, mais les deux rangées de l'autre côté de la rue ne présentaient pas cet inconvénient.
Plantera-t-on des tilleuls, qui résistent bien à la pollution , qui parfument l'air au moment de leur floraison et qui attirent alors les abeilles ?
Les gens qui, en été, s'asseyaient sur les bancs pour profiter de leur ombrage devront attendre quelques années pour retrouver la fraîcheur . Il faut espérer qu'il n'y aura pas de canicule pendant un certain temps car certains immeubles risqueraient de connaître une montée des températures , n'étant plus ombragés .
Les tilleuls de la rue Jean Moulin seront allés rejoindre au paradis des arbres les 60 de leurs grands collègues qui poussaient dans le parc de la Charité et qui seront remplacés par trente jeunots...Le compte n'y est pas . Dommage !
Légende : la rue Jean Moulin avant et après...


Une réunion a eu lieu en mairie de Viriat ce 14 décembre pour que se rencontrent les représentants de la commune, du département, des administrations concernées, du bureau d'étude chargé du remembrement et des représentants agricoles de la commission communale d'aménagement foncier .
Mr Krieg-jacquier, habitant de Viriat, professeur et responsable départemental du Groupe d'étude et de protection des libellules a présenté un montage rappelant les richesses naturelles du secteur, les menaces et des propositions de gestion de certains travaux connexes au remembrement.
Un des membres du bureau d'études chargé de ce remembrement a ensuite présenté les travaux prévus: entretien des fossés ( qui est la façon pudique d'appeler le curage des ruisseaux), arrachage et replantation de haies ( le secteur connaîtra surtout les arrachages, les plantations se feront de façon groupée et non linéaire dans d'autres zones de la commune), création de mares ( pas pour les grenouilles mais pour servir d'abreuvoirs aux vaches)...
Notre grande inquiétude, de même que celle de la fédération de pêche et celle de Mr Krieg-Jacquier était de voir effectuer le " nettoyage par le vide " du ruisseau principal, joli petit cours d'eau aux eaux fraîches et claires avec de beaux peuplements de plantes aquatiques indispensables à la survie des libellules et des poissons, de façon drastique ,'d'un seul coup ,à coups de pelles mécaniques . Il était proposé par les associations plutôt un curage partiel sur plusieurs années de façon à permettre aux herbiers arrachés de se reconstituer et aux libellules de recoloniser ces portions.
On nous a laissé entendre que les travaux de nettoyage s'effectueraient en une fois mais qu'une solution pourrait être trouvée en ôtant ce ruisseau de la zone prévue pour les travaux connexes . Son lit serait donné à la commune qui aurait en charge de l'entretenir d'une façon respectueuse de l'environnement ou de le rétrocéder au syndicat de la Reyssouze qui s'en occuperait alors . Ce serait une bonne solution. Mais il faut noter que cela a été émis sous forme d'une idée ( un voeu pieux ?) et pas d'un engagement et aucun membre de la commission de remembrement ne s'est prononcé .
Les agriculteurs présents ( et il est à noter qu'aucun agriculteur directement concerné n'était là alors qu'ils avaient été invités) ont demandé s'il fallait qu'ils reviennent à un entretien des ruisseaux à la pelle ou à la pioche et qu'ils invitaient les associations à venir faire le travail elles-mêmes...ce que je n'ai pas rejeté , à leur grande surprise...L'un d'eux a aussi abordé le problème des ragondins, déplorant que l'on n'indemnise plus les piégeurs . ( le syndicat de la Veyle a essayé de le faire pendant un an sans résultats probants) .
L'engagement a quand même été pris de réunir un groupe restreint pour rencontrer enfin les trois agriculteurs possédant des terrains dans ce secteur .
Enfin, maintenant, les gens en charge du remembrement ne pourront plus dire qu'ils n'étaient pas au courant des richesses naturelles à préserver . Est-ce que cela sera suivi par des mesures positives ? ....
J'en ai profité pour demander au maire ( hors réunion) s'il avait fait publier dans le bulletin communal le petit article destiné à sensibiliser les habitants de Viriat sur l'existence donc sur la sauvegarde de la plante rare qui poussait dans l'ancien lavoir de la Perrinche ( cf un article publié sur notre site) et il m'a répondu que ça n'avait pas été fait et qu'il ne paraîtrait pas non plus dans le prochain...Il avait pourtant accepté cette parution suite à un courrier de la FRAPNA.. Qu'en déduire ?


Ce matin, 3 décembre, sous la pluie, rendez-vous devant l'église Notre Dame de Bourg pour une visite dans le clocher afin de voir comment installer un nouveau nichoir pour les faucons pélerins .
Je dois y retrouver trois ornithologues dont deux jurassiens , plus le vicaire de l'église.
Depuis le " marché couvert " je jette un rapide coup de jumelles en direction du clocher, juste le temps de voir démarrer la femelle en direction de l'Est alors que le mâle reste perché sur le haut de la voûte à un emplacement protégé de la pluie.
Devant l'église je retrouve les gens avec qui j'ai rendez-vous et nous voici partis pour l'escalade de je ne sais combien de marches ,d'abord par un raide escalier de pierres en colimaçon puis en bois et fort étroit...Nous passons à côté des cloches, juste le temps de souffler et d'apercevoir les momies desséchées d'un ou deux pigeons qui se sont faits piéger dans ces lieux sans retrouver la porte de sortie. Pas de traces de Chauves souris ( il n'y a pas d'anfractuosités qui leur seraient propices ou alors elle n'apprécient pas le volume sonore qui doit régner ici par moments.) Inquiet je regarde d'ailleurs l'heure pour ne pas être surpris par le déclenchement éventuel de l'orchestre...
Arrivés à la base du dôme sur lequel se perchent habituellement les Faucons nous trouvons le nichoir installé il y a 5 ans par des ornithologues lyonnais. A l'intérieur il y a un oeuf de pigeon et les restes d'un oiseau qui a été mangé par les rapaces.
Le nichoir est bien fait mais René Jean Monneret, le spécialiste national des Pélerins, fait remarquer que le gravier au fond du nichoir est trop grossier et qu'il faudra le remplacer par un, plus fin . Il faudra aussi rajouter une baguette de bois à l'entrée du nichoir pour empêcher que le gravier ne tombe vers l'extérieur.
L'orientation Ouest n'est pas favorable :il aurait mieux fallu qu'il soit orienté vers l'Est , mais ce n'est pas possible . On se contentera donc d'améliorations partielles en espérant qu'elles conviendront aux Faucons. Il faudra faire cela avant février qui est le mois où ces oiseaux commencent leurs parades nuptiales préludes à l'accouplement et à la ponte.
Alors, maintenant, au travail!et peut être qu'en mai on pourra voir deux ou trois petites boules de duvet blanc, les jeunes poussins du faucon dominer la cité burgienne...
Légende des photos -tête de Pélerin -Sous la voûte sommitale, près du nichoir - le mâle de Pélerin sur le côté droit du dôme (photo : P. Paubel)




C'est devant une nombreuse assistance que, mercredi 25 novembre, Mme Duthu, présidente d'ORGANOM, Mr Pau, directeur d'ORGANOM et un représentant du groupe TIRU, futur directeur de l'usine de méthanisation , ont présenté le projet de ce centre de traitement des ordures à la salle du VOX à Bourg.
La nature et l'historique d'ORGANOM ont été rappelés puis le problème des déchets et le processus de méthanisation ont été détaillés.
Le public a ensuite posé des questions sur le coût, sur les dysfonctionnements constatés dans un passé récent sur d'autres centres de ce type, sur la collecte des ordures ménagères et sur l'incitation des usagers à réduire les volumes produits.
BNE a émis quelques inquiétudes concernant le traitement des odeurs. En effet l'exemple de l'équarrissage "Point" de Viriat et les multiples incidents qui s'y produisent encore font que la confiance n'est pas totale dans les techniques utilisées ( mais en existe-il d'autres ?)
En tant que membre de la Commission de Liaison, d'Information et de Surveillance de cette dernière entreprise j'ai assisté à un certain nombre de réunions au cours desquelles il nous a bien été expliqué que le traitement des odeurs était difficile à réaliser, qu'il était un peu fait de façon empirique et que les progrès étaient réalisés coup par coup en essayant de trouver une solution aux problèmes à mesure qu'ils se présentaient : corrosion rapide des tuyauteries et des grilles qui supportent le lit de pouzzolane hébergeant les bactéries qui s'attaquent aux odeurs, difficultés pour l'entretien et le changement de ces bio-filtres...
Chez l'équarrisseur, comme ce qui est prévu pour le projet OVADE, le site sera recouvert et mis en dépression afin que les odeurs s'échappent le moins possible puis les gaz seront "lavés" à l'acide et enfin ils passeront dans de grands bio-filtres constitués d'un volume de matériaux sur lesquels les bactéries travaillent.
Il faut espérer que sur le site d'OVADE le volume d'air "odoriférant"sera moins important qu'à l'équarrissage et donc que les résultats seront plus probants . On nous l'a affirmé mais nous resterons vigilants.
J'ai aussi demandé si les boues de la station d'épuration serviraient à la production de méthane et de compost . Il m'a été répondu que non, leur utilisation risquant de faire chuter la qualité de ce compost. Il est vrai que, dans le passé, quelques grâves incidents ( pollution par des PCB ) concernant ces boues pouvaient faire naître des inquiétudes. D'ailleurs à ce sujet on pourrait se poser la question de l'état actuel de la Reyssouze et de la qualité de ses poissons au regard des PCB . D'autres analyses ont-elles été faites ? Peut-on consommer des poissons sans risque en aval de Bourg ? Les analyses coûtent cher mais la santé des consommateurs de poissons ne justifie -t-elle pas un suivi ?
Suite à d'autres remarques il a été rappelé la nécessité de réduire nos déchets et chacun a été invité à visiter samedi 28 novembre, de 9h à 16 h, le centre de la Tienne, sous la conduite d'un guide. Mme Duthu a indiqué, en conclusion de cette soirée, que cette visite, assez traumatisante, ne pouvait que nous inciter à faire plus d'efforts dans notre production de déchets devant l'envahissement de cette masse d'ordures.


A sec depuis début juillet la source qui alimente le marais s'est enfin réveillée en cette fin novembre . Son débit n'est pas extraordinaire mais c'est mieux que rien.
La première mare, située en amont et qui abritait du Cresson de fontaine se réhumidifie lentement . Au printemps il est vraisemblable que de nouveaux plants de cresson réapparaîtront et il est possible , si les Agrions de Mercure qui s'étaient réfugiés plus en aval dans le ruisseau même ont pondu , que les nouveaux adultes reviennent pondre dans la cressonnière....Mais cela fait beaucoup de "si" et de toute façon cela ne pourra être vérifié qu'au printemps 2011 à condition qu'une nouvelle sécheresse ne vienne pas tout anéantir.
La plus grande mare intermédiaire n'est pas encore en eau, sinon dans les trous creusés par les sangliers mais cela ne devrait pas trop tarder . Que sera devenue la petite station d'Hydrocharis morsus ranae , plante flottante protégée que j'y avais repérée en juin ? Réponse au printemps 2010 . Quant à la petite mare noyée dans les aulnes, un peu plus en aval elle est pleine mais des inconscients y ont relâché des perches soleil: rien de mieux pour détruire les jeunes tétards au printemps ainsi que les larves de libellules...
Les grenouilles ont déserté le secteur.
Pour le moment le marais n'envoie plus d'eau dans le Dévorah .
En décembre une réunion devrait avoir lieu à Montrevel au siège du Syndicat de la Reyssouze pour mettre en commun les découvertes faites au cours de l'été . Inutile de dire que les résultats ne seront que partiels . BNE vous tiendra au courant de la suite de ce roman à épisodes.
Légendes des photos :
-La mare "amont" en cours de réhumidification (des plantes terrestres y ont poussé au cours de l'été mais elles devraient disparaître, remplacées pas des plantes aquatiques, si l'eau se maintient.
-La "grande mare" à libellules et grenouilles , encore en prairie...
-La mare aval, dans les aulnes,la plus en eau.


Il y avait foule, ce vendredi matin 6 novembre, devant la salle des fêtes de Buellas, pour attendre le bus qui devait emmener sur le terrain les presque 150 personnes qui voulaient assister à la mise en eau du nouveau cours de la Veyle.
Sur le "chantier" un chapiteau avait été dressé pour accueillir les personnalités invitées . Le sol avait été recouvert de copeaux de bois provenant du broyage des branches des arbres abattus et des surbottes en plastique avaient été prévues car, après l'humidité de ces dernières heures, le sol était ...collant.
En plus de nombreux élus locaux, dont les maires de Buellas et St Denis, directement concernés, on notait la présence du secrétaire général de la préfecture, du vice-président du Conseil général, du vice président de la région Rhône Alpes ( et maire de Bourg), du président de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, du député X. Breton ...etc
Les discours de satisfaction durèrent bien 90 mn et l'on rappela la raison d'être de ces travaux : l'amélioration de la qualité de la rivière et la protection de l'alimentation en eau potable de nombreuses communes en soustrayant le lac, en communication avec la nappe, à une éventuelle pollution qui se produirait plus en amont...
On oublia de dire que, si la Veyle allait perdre quelques degrés en ne traversant plus le plan d'eau ( ce qui est bon pour la survie de possibles truites et pour l'auto-épuration du cours d'eau) elle allait aussi perdre le lac qui jouait le rôle de vaste zone de décantation .
Cet été encore le débit de la rivière était constitué en bonne partie des exutoires des stations d'épuration de St Denis et Péronnas et la forte odeur d'égoût qui s'en dégageait n'était pas la preuve d'une grande qualité...
Peut être aurait-il fallu commencer par utiliser les fonds du Contrat de rivière pour améliorer le rendement de ces stations ! mais le choix a été autre. La station de Péronnas connaît toujours des dysfonctionnements ( le dernier ne date que d'une semaine)qui l'amènent à rejeter des eaux usées non traitées.
Je n'oublie pas non plus, en ce qui concerne la qualité des eaux de captage, que la station de pompage située dans le marais de Vial se trouve à proximité d'un ruisseau qui reçoit les eaux usées d"un hameau de Polliat . Ce ruisseau abritait autrefois des truites qui ont disparu à cause de cette pollution . On voit qu'il reste de efforts à faire en ce qui concerne la mise aux normes des cours d'eau suivant les directives de Bruxelles....
Faudra-t-il attendre une contamination des eaux d'alimentation des communes pour prendre des décisions efficaces ? La balle est dans le camp des élus.
Légende des photos :
-Le flot n'est pas encore arrivé
-La passerelle nouvellement installée
-Les officiels
-Une partie du public pendant les discours
-On attend.
-L'eau arrive
-La rivière est en place


Pour ceux qui n'auraient pas vu le JT de 20h sur TF1 le 17 septembre 2009, voici des photos extraites du reportage sur la semaine de la mobilité à Bourg-en-Bresse. Le commentaire de la présentatrice Ferrari était hélas très affligeant ("sensibiliser les cyclistes afin qu'ils soient beaucoup plus prudents en ville, 159 personnes sont mortes à vélo l'an dernier, un chiffre en hausse, reportage à Bourg-en-Bresse...") et n'a pas dû inciter les télespectateurs à se déplacer demain en vélo !
Raymond MOYA


Chaque année, à Paris, des ornithologues s'installent devant la cathédrale Notre Dame, armés de jumelles et de longues vues, pour sensibiliser le public à la connaissance et à la protection des rapaces . Entre deux gargouilles, des petits Faucons crécerelles, très communs aussi dans la campagne bressanne, nichent chaque année . Cette action est très utile à un moment où les chasseurs, écoutés par les politiques, malgré le Grenelle de l'Environnement, tentent de faire retirer ces oiseaux de la liste des espèces protégées. Or , si certains de ces animaux voient leur situation se stabiliser grâce aux actions entreprises en leur faveur, d'autres continuent à voir leurs effectifs baisser grâvement.
Cette situation est préoccupante et pourtant ce n'est pas vraiment des Faucons crécerelles ni de Notre Dame de Paris dont je voulais vous entretenir... C'est plutôt le Faucon pélerin qui motive cet article. En effet, depuis quelques années, certains d'entre eux ( un très faible pourcentage) ont abandonné leurs falaises naturelles où ils nichent habituellement pour s'installer dans des falaises plus artificielles puisqu'il s'agit de cathédrales ou de hauts édifices en zone urbaine ou industrielle.
A Bourg en Bresse, depuis plusieurs années, des Pélerins sont régulièrement vus, pendant la mauvaise saison, sur l'église Notre Dame ( vous me direz qu'il est normal que des Pélerins hantent une église...mais là c'est quand même un peu exceptionnel...)Le clocher est un bon point de repos, d'observation et de départ d'attaque contre les pigeons et les étourneaux dont le nombre pose parfois des problèmes de propreté.
Plus besoin pour les municipalités d'investir dans de coûteux systèmes pour empêcher les oiseaux de se poser sur les édifices publics, pour les capturer, les effaroucher ou même les empoisonner comme cela s'est quelquefois produit.
Cette présence hivernale a donné l'idée à des ornithologues d'installer des nichoirs appropriés sur quelques sites de notre région ( raffinerie de Feyzin, Centrale nucléaire du Bugey... et églises.)
A Bourg, lors de dernière exposition automnale de la Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain j'ai pu faire admirer à des élus burgiens , depuis le 1er étage de la salle des fêtes, une femelle de Faucon pélerin en train de faire une longue toilette sur le clocher de Notre Dame. J'a i suggéré à Mme Duthu, maire adjoint chargée du développement durable et de l'environnement , l'idée d'installer un nichoir afin que les Faucons restent ici toute l'année , idée qu'elle a approuvé avec beaucoup d'intérêt. Elle s'est ensuite renseignée auprès de ses services sur la faisabilité de cette opération et m'a plus tard informé, à ma grande surprise, qu'un nichoir était déjà en place...
Il était bien camouflé puisque, même avec ma longue vue, je ne l'avais pas détecté. R. J Monneret, le spécialiste national du Faucon pélerin venu à Bourg il y a quelques jours et qui avait observé un couple de ces faucons sur l'église n'avait pas mieux repéré que moi le nichoir.
De toute façon les Pélerins ne l'avaient pas adopté et avaient disparu dès le début de la période de nidification, c'est à dire en mars. Pourquoi leur dédain pour l'habitation qui leur était proposée? mauvaise orientation ? locaux trop exigus ? manque de luxe ? loyer trop élevé ? burgiens trop bruyants ? Nous n'avons pas la réponse mais Mr Monneret, qui a déjà, avec son équipe, aménagé de nombreuses falaises du Jura et du Doubs pour favoriser la reproduction de ce rapace qui a failli disparaître dans les années 70, est prêt à donner des conseils pour l'installation d'un nouveau nichoir.
Des contacts ont été pris avec le curé de Notre Dame, d'autres le seront sans doute bientôt avec la mairie de Bourg.
Affaire à suivre donc.
Si vous voulez voir l'oiseau il faut absolument des jumelles et il est facile de le confondre avec un Pigeon car leurs couleurs sont proches mais si vous observez un oiseau en train d'en plumer un autre, ce sera notre Faucon...
Renseignement pris auprès du CORA (Centre Ornithologique Rhône Alpes) ce sont des ornithologues lyonnais qui avaient installé ce nichoir il y a trois ou quatre ans.
Remerciements à R.J Monneret, à Patrick Behr et à Michel Delaunay pour leurs photos de Pélerin prises notamment sur la cathédrale de Nancy, sur un immeuble de Sète ou dans la nature.


En septembre 2008 des drainages avaient été entrepris dans les prés humides du quartier de la Perrinche, sur Viriat et BNE vous en avait rendu compte sur ce site . En liaison avec le groupe régional Sympétrum, qui s'occupe de l'étude et de la protection des libellules nous nous étions émus de ces travaux effectués en plein dans la zone à Agrions de Mercure , cette petite libellule protégée par la loi. L'auteur des travaux, un particulier, avait été contacté sur le terrain, en présence des services départementaux de la police de l'eau et des recommandations lui avaient été faites afin que son drainage de surface soit le moins dommageable possible .
Or, ensuite, à plusieurs reprises le "draineur" a récidivé et encore tout récemment, malgré l'accord verbal qu'il avait donné Nous étions intervenus auprès de la direction Régionale à l'Environnement pour qu'il n'y ait pas de poursuites engagées pour destruction d'espèce protégée car nous pensions que l'auteur des faits était de bonne foi. Nous regrettons maintenant, devant son attitude de mise devant le fait accompli.
Une réunion avait eu lieu à Viriat en présence du maire et de différents services départementaux et régionaux pour essayer de trouver une solution aux problèmes de ce secteur, menacé en plus par le remembrement. Une prochaine réunion doit avoir lieu en décembre . Ce sera sans doute pour constater l'ampleur des dégats...
Il y a là de quoi être déçus. Des heures de perdues pour de tels résultats !!!


Vous vous souvenez certainement de cet article paru sur ce site et concernant une plante rare et menacée découverte dans l'ancien lavoir désaffecté de la Perrinche (Viriat) . Il s'agissait d'une petite plante aquatique flottante : la Renoncule à feuille de lierre (Ranunculus hederaceus).
Plusieurs curages intempestifs l'avaient menacée d'une nouvelle disparition du département et nous avions (Régis Krieg-Jacquier, botaniste, et moi) alerté la FRAPNA et la mairie de Viriat . Mr Perret, maire, avait proposé qu'un article soit publié dans le bulletin municipal pour sensibiliser les riverains de cette petite pièce d'eau à la sauvegarde de cette plante rare chez nous.
Nous avons aussi contacté les services techniques de la mairie pour leur expliquer le problème et le responsable nous a promis qu'en cas de nouveau curage on nous avertirait afin que nous puissions conseiller les employés municipaux chargés de ce travail . Nous étions donc confiants or, patatras, en ce début de septembre nous venons de constater que le lavoir a été curé et notre plante est introuvable . Il s'agit vraisemblablement d'une initiative d'un riverain qui ne doit pas lire le bulletin municipal . Nous contactons donc la mairie de Viriat pour qu'une enquête soit réalisée afin de trouver l'auteur de ces faits . Il nous faudra alors le rencontrer pour le convaincre s'il n'est pas trop tard ...
Cerise sur le gâteau pour ce secteur : de nouveaux curages de fossés en eau , abritant auparavant l'Agrion de Mercure, ont eu lieu alors que le responsable des précédents travaux avaient été contacté par la police de l'eau pour lui expliquer l'intérêt de ce site et la nécessité de ne réaliser que des aménagements "doux", ce qu'il n'a pas du comprendre ...100 fois sur le métier remettez votre ouvrage...


Communiqué de presse de France Nature Environnement (La fédération qui regroupe la quasi-totalité des associations de défense de la nature en France) Mercredi 5 août 2009
Le rapport Lang sur les « nuisibles » :
une vision rétrograde et partisane de la biodiversité
Le député de Moselle, M. Pierre Lang, vient de remettre au ministre de l¹écologie M. Borloo son rapport sur la notion d¹espèce « nuisible ». A l¹heure où la société prend conscience du rôle et de l¹importance de la biodiversité pour notre avenir, où les états se mobilisent pour enrayer son déclin, on pouvait espérer trouver dans ce rapport des propositions allant dans le sens d¹une meilleure protection de la faune sauvage et d¹une réhabilitation des espèces dites « nuisibles ».
Or c¹est tout l¹inverse : les propositions du rapport Lang visent à aggraver les menaces sur les espèces sauvages ! Il s¹agit notamment :
- de déroger au statut d¹espèce protégée pour permettre la destruction des rapaces ;
- d¹autoriser la destruction des nids et des oeufs des oiseaux chassables, actuellement interdite ;
- de permettre le piégeage et la destruction des espèces classées « nuisibles » sur toute la France, au lieu de les limiter aux départements où ces espèces causent des dégâts ;
- et même de légaliser l¹usage du poison pour le pigeon ramier, alors que les conséquences du poison en milieu naturel sont catastrophiques pour les espèces sauvages.
Si la faune sauvage peut poser à certaines activités humaines des problèmes ponctuels qu¹il faut résoudre, elle joue aussi un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes, rôle que le rapport occulte totalement. Ainsi, les prédateurs, grands consommateurs de petits rongeurs, sont de précieux alliés de l¹agriculture. Répondre aux dégâts par la seule destruction n¹est plus acceptable aujourd¹hui, alors que des méthodes de prévention, non nocives pour la faune, existent et sont efficaces.
Pourtant, FNE, la LPO et la Ligue Roc avaient rencontré M. Lang et lui avaient fait des propositions précises pour une amélioration du statut des « nuisibles ». Mais le rapport n¹en retient aucune ! M. Lang semble n¹avoir entendu que les revendications des chasseurs et des piégeurs, qu¹il reprend très largement.
Ce rapport traduit une vision rétrograde et partisane de la faune sauvage : il ne répond pas aux enjeux de la protection de la nature du XXIe siècle.
FNE, la LPO et la Ligue Roc appellent à une réhabilitation des espèces dites « nuisibles », qui passe par une réforme de leur réglementation, en phase avec les enjeux cruciaux de sauvegarde de la biodiversité et les attentes de la société.


Quand j'étais enfant, petit bugiste, je venais en vacances chez ma grand mère qui habitait sur les limites de Bourg en Bresse et, chaque dimanche, très croyante elle m'emmenait à la messe dans la chapelle de l'hospice de la Charité . J'étais très impressionné par les grands arbres du parc .
Depuis que je suis revenu habiter sur les lieux d'origine de ma famille je ne passe jamais près de la Charité sans jeter un regard admiratif sur les centenaires en bonne forme qui hantent les lieux . Les écureuils y jouent dans les branches, les pinsons y gazouillent et comme ce parc est interdit au public c'est tout un monde animal qui profite d'un de ces rares espaces que les hommes veulent bien lui abandonner . Enfin je devrais dire "voulaient" car chacun savait que ce n'était qu'un sursis . On voulait cependant espérer que dans les aménagements prévus il n'y aurait pas trop de constructions nouvelles et que, pour réaliser des parkings on prendrait un soin tout particulier à conserver les arbres qui sont un poumon vert pour la qualité de l'air du quartier.
Déjà une première alerte avait eu lieu il y a un ou deux ans avec l'abattage de quelques arbres et je pensais, naïvement sans doute, que cela s'arrêterait là . Ce matin, 12 août , en passant à côté du parc j'ai sursauté en voyant que de nombreux beaux arbres avaient été culbutés et qu'il n'en restait que de gros tas de copeaux...
Alors je me renseigne et je vous tiendrai informés.
Les abattages sont peut être terminés mais peut être pas ...Des compensations ( replantations) sont peut être prévues... Beaucoup de "peut être"
Quant aux écureuils, qu'ils aillent voir ailleurs, le développement durable est en route !
Légende des photos :
Les grands arbres ont laissé place à des tas de copeaux et le bois est devenu clairière...
En ce début septembre nous possédons quelques informations supplémentaires concernant l'aménagement de la Charité, suite à une réunion publique à laquelle participaient de nombreux élus, les aménageurs et plus de cent personnes. En ce qui concerne les arbres nous avons appris que plus de 60 d'entre eux avaient été ou seront abattus,ce qui est très important, surtout si l'on sait qu'il y avait parmi eux de très grands spécimens . Cela va faire un vide certain, même si l'on nous promet qu'une trentaine de sujets seront plantés .150 places de parking seront créées ( pour les étudiants et les professeurs .D'autres arbres ont également du souci à se faire : ceux de la caserne Brouet et également les tilleuls de l'avenue Jean Moulin. Autour de la Charité Il n'y a pas d'aménagement cyclable de prévu, semble-t-il . Quand nous avons demandé au maire si quelque chose serait réalisé pour promouvoir les déplacements doux il nous a répondu qu'une concertation serait réalisée dans les mois à venir à l'échelle de l'agglomération.
Il a bien été précisé que cette réunion de septembre était une réunion d'information et pas de consultation, même si le public a pu poser des questions . Une fois de plus on voit l'intérêt de connaître les projets le plus tôt possible . Celui-ci traînait depuis des années et nous n'avons sans doute pas été assez vigilants . Aurions nous pu influencer l'aménagement du parc et les accès cyclables...là est la question.


Le Carex pseudocyperus est une plante élégante des zones humides. La régression généralisée de ces dernières fait peser une menace sur son avenir . Si elle est encore présente dans un certain nombre de stations de notre département c'est souvent sous la forme de quelques pieds seulement d'où la décision préfectorale de le protéger, prise il y a une dizaine d'années .
C'est au cours d'une prospection sur les rives du plan d'eau de Granulats Rhône-Alpes ( communes de St Denis les Bourg et de Buellas) que la plante a été découverte en 2008 par Régis Krieg-jacquier et moi-même, présence confirmée par Georges Roger, botaniste de la Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain . Une quarantaine de pieds étaient alors recensés ce qui en faisait une des plus belles stations du département et la seule de Bresse à ma connaissance.
Quand nous avons appris que cette station risquait d'être "impactée" par le projet de déversement dans le lac d'une partie des matériaux extraits pour créer un nouveau lit à la Veyle afin de lui éviter de traverser le plan d'eau , BNE est intervenu auprès du Syndicat de la Veyle, porteur du projet de déviation dans le cadre du contrat de rivière ( plusieurs rencontres puis déposition lors de l'enquête publique ). Nos remarques ont été prises en compte et on nous a invités à réaliser un piquetage sur le terrain pour bien les localiser, voir ainsi ceux qui posaient problème afin d'envisager de les déplacer avant le début des travaux.
Nous avons placé les piquets (qu'il a fallu renouveler plusieurs fois pour cause de disparition ) mais enfin, avec du retard, l'opération de déplacement a été réalisée le jeudi 30 juillet.
Suivant nos indications de nouveaux emplacements ont été creusés à la pelle mécanique dans la berge non concernée par les déversements de terre ,les carex "litigieux" extraits toujours mécaniquement, transportés puis replantés . L'opération a pris plusieurs heures . Il n'y a plus qu'à attendre la réussite de la reprise.
Remerciements aux employés des sociétés Famy et Larue qui ont procédé aux travaux et avec qui la coopération a été parfaite et à Régis Krieg-Jacquier qui m'a accompagné sur le terrain au cours de cette journée pour aider notemmment à retrouver l'emplacement des Carex souvent noyés au milieu de la végétation riveraine.
Légende des photos :
(De gauche à droite et de bas en haut)
-Les Carex dans leurs nouveaux emplacements.
-Plantation (ce qui n'a pas été toujours évident)
-Transport des plants.
-Extraction à la pelle...
-Un pied de Carex extrait
-Le Carex pseudocyperus avec ses fruits caractéristiques
-Le plan d'eau avec la berge concernée par le déplacement


Devant les menaces qui pèsent sur ce secteur bocager encore bien préservé et qui abrite non seulement des sources de grande qualité et des prairies humides alimentant la Reyssouze en période d'étiage et retenant l'eau en période humide , mais aussi des espèces rares comme l'Agrion de mercure, la Cordulie à corps fin, l'Epinochette, la Chevêche d'Athéna, la Huppe fasciée ... une réunion s'est tenue à Viriat pour discuter de l'avenir de ce secteur menacé par des travaux connexes du remembrement (curage de fossés en eau, nouvelle affectation possible des prairies...)
Il y avait là une dizaine de personnes: -le CREN (Conservatoire Régional des Espaces Naturels,qui animait la réunion),-le GPLRS (Association d''étude et de protection des libellules , qui présentait le dossier rouge d'étude et de propositions de gestion), -le service environnement du Conseil général,- l'agglo,-la DDA, le Syndicat de la Reyssouze, la Direction Régionale à l'Environnement, le Maire de Viriat et BNE( qui n'avait pas pris de vacances...)
Mr Krieg-Jacquier, du GPRLS a donc présenté le site, ses richesses connues, les inquiétudes devant le projet de curage des fossés en eau qui pourrait anéantir totalement les espèces de libellules protégées ou vulnérables que l'on trouve ici ( 12 espèces recensées) . Il a indiqué que des mesures simples et peu onéreuses pourraient sauver cet important secteur naturel de la commune de Viriat.
Le maire est alors intervenu pour indiquer que, depuis 5 ans, la mairie et les agriculteurs notamment travaillaient sur un projet de remembrement, qu'un bureau d'études avait fait un inventaire sommaire ( sans doute surtout livresque) des milieux concernés, mais sans souligner l'intérêt naturel de ces prairies (évidemment, puisque les découvertes naturalistes y sont très récentes). L'enquête publique, au cours de laquelle le GPLRS et BNE sont intervenus, est close. Le rapport du commissaire enquêteur n'est pas encore divulgué mais le maire pense (?) qu'il tiendra compte des préconisations émises.
Nos inquiétudes concernent donc un certain flou dans ce qui pourrait être décidé ...Comment curer les fossés en eau abritant des plantes aquatiques absolument nécessaires à la survie de certaines espèces menacées, sans détruire ce milieu ? Un curage par tronçons, en commençant par l'aval et sur plusieurs années pour permettre la survie d'une population qui pourrait recoloniser les portions curées une fois les plantes réimplantées naturellement serait l'idéal et techniquement facilement réalisable ; mais comment le faire quand on sait que les travaux seront menés sur une période courte et non étalés dans le temps ?
D' autre part tout l'intérêt du site n'a pas été inventorié et pour cela il faudrait que des spécialistes y soient associés...et ils existent ,même localement .(FRAPNA, CORA, Naturalistes de l'Ain, Courlis cendré)
Le 2 ème contrat de rivière "Reyssouze" va s'y intéresser mais il ne prendra effet que dans plusieurs années...trop tard sans doute.
Certains participants ont émis aussi l'idée de sonder la volonté des nouveaux exploitants agricoles ( puisque les terrains vont certainement être affectés à de nouveaux agriculteurs dans le cadre du remembrement ) à vouloir conserver des prairies naturelles. Or, dans un passé récent ce sont ces mêmes agriculteurs qui ont refusé que l'on implante une haie nécessaire en bordure de la Reyssouze; ceux-ci n'ont donc pas montré une volonté farouche de coopération pour la sauvegarde de l'environnement qui est pourtant aussi le leur...On peut craindre que les prairies se transforment rapidement en champs de maïs qui, comme chacun sait , est une culture polluante et avide d'eau.
Un arrêté préfectoral de protection de biotope pourraît être une solution pour conserver le statut-quo mais il faut du temps et de la bonne volonté et c'est sans doute ce qui manque. La Direction régionale à l'environnement a indiqué qu'en cas de menace sur une espèce protégée des mesures drastiques pouvaient être prises...Espérons qu'on n'en arrivera pas là , d'autant plus que cela pourrait susciter des réactions et que certains pourraient pratiquer la politique du " fait accompli" passant outre aux interdictions , comme cela se produit parfois.
On voit donc qu'il subsiste beaucoup d'interrogations et que la situation peut évoluer en bien ou en mal.
BNE, avec d'autres associations et nous l'espérons aussi avec les élus et les propriétaires fera tout son possible pour que le dossier avance . Alors essayons d'être optimistes.


Incroyable mais bien réel! Elle se construit actuellement rue Eugène Dubois...C'est une maison solaire passive c'est-à-dire une habitation conçue pour bénéficier au maximum de la chaleur du soleil en raison du caractère judicieux de sa conception (forme,orientation,répartition des ouvertures,isolation,inertie thermique) de la qualité de ses composants (murs,toiture,sol,fenêtres et portes) et d'une ventilation performante (double flux)pour maîtriser les apports d'air et le degré d'humidité. Consommation d'énergie prévue : 22kw/h/m2/an environ au lieu de 200 environ pour une maison traditionnelle en France. Energie apportée par le soleil (grande baie vitrée au sud) et par la récupération de la chaleur de l'air chaud extrait via une pompe à chaleur.Les murs sont ici en béton cellulaire.
Ce ne fut pas la seule surprise pour les 18 participants à la sortie BNE du samedi 18 juillet.Guidés par M.MAGNIEN Grégoire architecte local spécialisé et passionné par son sujet, nous avons été reçu par M.BORE qui nous a fait visiter sa maison de StDenis aux Cadalles : murs en briques alvéolaires qui apportent une grande stabilité thermique et de bonnes performances en termes d'isolation. Toiture isolée en laine de chanvre. Un plancher solaire vertical plein sud de 24m2 (composé de tuyaux dans lesquels circule de l'eau glycolée dont la température peut monter à 60 ou 70°)couplé à une chaudière gaz à comdensation , permet de chauffer la maison. Tous les matériaux utilisés répondent à des exigences de salubrité : il a fallu aller les chercher souvent en Autriche ou en Allemagne...mais progressivement ces produits deviennent plus facilement accessibles chez nous.
L'après-midi est passée trop vite et vers 17h15 chacun repartait chez lui avec une information abondante transmise par Hélianthe.


Deux membres de BNE ont participé à l'encadrement de la sortie en vélo organisée par l'Office du Tourisme de Bourg le 8 juillet afin de faire découvrir aux participants cyclistes l'exposition de sculptures géantes sur le thème du poulet.
En effet du 15 juin au 15 septembre se déroule la première édition de la Biennale d'Art Populaire Citadin : les Ainpertinentes.
Après un départ de la mairie, où trônent 2 magnifiques coqs, la balade en vélo a permis d'admirer la vingtaine d'oeuvres disséminées dans la ville.


Il y a deux ou trois ans un botaniste de Viriat, Régis Krieg-Jacquier, découvrait sur sa commune une plante considérée comme disparue de Rhône-Alpes : la Renoncule à feuilles de lierre (Ranunculus Hederaceus) . Cette petite plante aquatique passant facilement inaperçue se cachait dans un ancien lavoir de Viriat, quartier de la Perrinche, lavoir alimenté par des eaux de source fraîches et pures.
On aurait pu lui laisser couler ici des jours heureux mais une menace pèse sur cette plante : des riverains non informés de sa présence, inquiets de voir une forte végétation aquatique se développer sur toute la surface de ce petit "plan d'eau" d'une dizaine de mètres de côté, ont à plusieurs reprises "nettoyé" cet espace, croyant bien faire mais risquant de provoquer, du même coup, la disparition définitive de cette petite plante flottante, facilement " embarquée" dans un nettoyage, avec les autres plantes : lentilles d'eau, Callistriches...etc .
La commune, sollicitée par ces riverains, a pris en charge ce nettoyage qui se réalise tous les deux ou trois ans mais qui menace tout autant la survie régionale de cette petite renoncule.
Jusqu'à présent la plante a réussi à survire, faisant montre d'une belle résistance...mais jusqu'à quand ?
BNE, la FRAPNA et le " découvreur" sont intervenus auprès du maire de Viriat qui a proposé qu'un article sur le sujet soit publié dans le bulletin municipal, ce qui est une très bonne initiative car c'est l' information qui a manqué jusqu'à présent. Il faut que les riverains connaissent l'existence de ce problème afin que, dans l'avenir,ils ne réagissent pas de façon négative auprès des élus, si on laisse un peu plus de liberté aux plantes aquatiques ou aux plantes de la berge ( nécessaires pour la reproduction des libellules, notamment), en accusant les services municipaux de ne pas entretenir leur secteur. Il ne faut plus qu'ils "fassent le ménage" eux-mêmes.
Les services techniques de la mairie de Viriat nous ont proposé, lors d'une rencontre récente sur le terrain, de nous inviter au prochain nettoyage afin de conseiller les agents communaux, ce que nous ferons avec plaisir.
Le Conservatoire Régional des Espaces Naturels se penche aussi sur la question et devrait préparer une prochaine rencontre avec les élus qu'il faut informer et convaincre. BNE et Mr Krieg-Jacquier sont aussi prêts à organiser à Viriat une soirée d'information publique sur le patrimoine naturel de la commune . Affaire à suivre donc .
Légende des photos ci-dessous :
Le lavoir de la Perrinche, La Renoncule à feuilles de lierre (en bas à droite, avec ses feuilles trilobées )


La visite à l'exploitation de Mr Michel CHANEL valait doublement le déplacement de ce mercredi 17 juin. Une quarantaine de visiteurs d'un soir ont manifestement apprécié cette soirée. D'abord pour la rencontre d'un professionnel passionné par son métier : exploitation de 36 vaches laitières sur un peu plus de 30 hectares. Un homme qui a fait des choix et qui les explicite ; un homme de conviction : si le prix du lait bio est plus rémunérateur depuis 2008 pendant plus de 10 ans c'était le contraire : moins rémunéré que le lait conventionnel avec plus de charges et de contraintes...Mr Chanel intègre dans sa réflexion de nombreux paramètres depuis la dimension sociale d'un paysan jusqu'au bien-être de ses vaches!
Producteur aussi de blés panifiables longuement sélectionnés pour élaborer son propre pain à partir de sa propre farine moulue avec ses meules en pierre !
Ce grand observateur de la nature nous a aussi fait partager la passion pour son village dont il est le maire actuel. Un environnement remarquable avec ses 5 rivières ruisseaux ou biefs sur à peine plus de 1500 hectares...Il nous invite à visiter le prochain chantier de réimplantation de la Veyle dont il est très fier ; la politique de réimplantation des haies est aussi un signal fort de cette volonté de redonner aux grands équilibres de la nature ses lettres de noblesse.
Chapeau Monsieur le Maire et merci pour cette soirée portes ouvertes qui se prolongea par un repas champêtre fort apprécié ! On en redemande !


La remorque spécifique vélo du CBCA (club cyclo charles Antonin) aidant pour le transport des vélos, une vingtaine de cyclotouristes béhennistes se retrouvaient le dimanche 17 Mai au sud de Belley au pont de Brens sur les rives du canal de dérivation du Rhône. Ils voulaient voir de près cette voie verte dont on entend parler depuis si longtemps...Trois jeunes pensaient pouvoir suivre la troupe en "patins alignés" sur un beau macadam tout neuf...mais c'était sans compter sur les travaux en cours de construction d'une nouvelle écluse d'une part et de fortes pentes parfois pour accéder aux ouvrages...la piste n'est pas très large 1,50m environ mais à double sens, il faut rester très vigilant et le casque reste recommandé...C'est avec grand plaisir que nous progressions vers le lac du lit au roi. Après s'être faufilé dans le défilé précédent ce lac (voir photos) nous voici sur la rive Est envahie par une foirfouille...avant d'arriver au barrage de Lavours nouvelle difficulté que nous franchirons sans mal , la voie étant barrée pour travaux; après un arrêt cerises inpromptu c'est l'arrivée à Chanaz par l'écluse du canal de Savière. Cette petité cité parfois appelée la petite Venise savoyarde a su garder son authenticité avec ses petites ruelles en pente du XV et XVI siècle et ses maisons aux façades de pierre mais aussi devenir un port attrayant pour la navigation de plaisance, avec un pont vénitien pour relier les 2 zones ; nous ne nous y aventurons pas en raison de pentes dissuasives...Charmant village que nous quittons à regret par le même itinéraire retour ...une quarantaine de kilomètres aller-retour fort agréables qui auront conquis les bressans ...Pour en savoir plus sur la véloroute allez sur le site www.dulemanalamer.com la Voie d'eau à vélo


Réalisée à l'initiative de CAP 3B cette réunion d'information sur les haies était destinée aux élus et aux habitants de plusieurs communes, dont celle qui nous accueillait : Buellas . Près de 80 personnes étaient présentes et la soirée était animée par CAP 3B, le CAUE de l'Ain et la Chambre d'agriculture.D'autres réunions sont prévues dans la Communauté de communes de Bourg en Bresse.
Après que le maire de Buellas eut présenté son territoire : 9 exploitations agricoles, 86 ha de bois, 11 km de haies "classées"mais dont la protection n'est pas forcément garantie (!!!) et la nécessité de reconstituer le bocage, le CAUE exposa l'intérêt des haies bocagères, explication illustrée de photos tirées d'une plaquette destinée à la sensibilisation du public (rôle de brise-vent,rétention de l'eau de pluie,abri pour la faune...)
L'analyse des causes de la régression du bocage fut faite : moins d'utilisation comme bois de chauffage, remplacement par des clôtures sans entretien ( barbelés), gêne du drainage, agrandissement des parcelles agricoles, développement des routes et remembrement.
Il fut souligné l'intérêt paysagé des haies,leur rôle pour cacher des bâtiments agricoles parfois peu esthétiques donc leur impact positif sur le tourisme.
L'exemple de la communauté de communes de Montrevel, qui a beaucoup replanté, fut cité.
Ce fut ensuite au représentant de la Chambre d'agriculture d'intervenir, reconnaissant qu'on était allé un peu loin dans la destruction des haies et donnant comme excuse l'extension de la culture des céréales qui, pour bénéficier d'aides maximales, devait faire disparaître tout ce qui faisait de l'ombre sur les parcelles ...
Il souligna que les agriculteurs, depuis 10 ans , avaient pris conscience du problème (grâce à l'aide financière des contrats environnementaux !!!) et que la Chambre d'agriculture pouvait les conseiller (techniques de plantation, entretien, valorisation).
CAP 3B fit savoir qu'ils faisaient un effort de sensibilisation auprès des scolaires (avec l'aide de la FRAPNA) et auprès des intercommunalités. On apprit que l'UE pouvait aider les planteurs en les subventionnant à hauteur de 80 et même 100%. Pour obtenir cette aide il suffit que les particuliers et les agriculteurs contactent leur mairie .
La réunion fut suivie d'une discussion dont voici les principaux thèmes :
-Nécessité d'économiser le foncier
-Rôle néfaste de la PAC qui, en encourageant les productions intensives,a favorisé la destruction des prairies et des haies;
-Bien des agriculteurs se sentent sur le banc des accusés et ont tendance à s'absoudre de toute responsabilité, niant parfois le problème.
-Le monde agricole souhaiterait une aide pour se procurer du matériel performant pour l'entretien des haies.
-Des élus ont souligné le fait qu'il ne fallait pas s'accuser les uns les autres mais oeuvrer positivement en commun.
- Les communes et le syndicat de rivière Veyle vont faire des efforts pour replanter "intelligemment "
En conclusion ce fut une réunion pleine d'informations et attirant la sympathie pour les actions envisagées mais on ignora les causes profondes de la situation, c'est à dire la croissance démographique qui exige toujours plus d'énergie, plus d'espaces, qu'ils soient agricoles ou naturels . Bien sûr les communes n'ont pas beaucoup de pouvoirs dans ce domaine mais on aurait aimé qu'il soit évoqué.
Jean Marc Pauget et Pierre Roncin représentaient BNE.
